EVENEMENT > Cela fait tout juste quarante ans que le général Charles de Gaulle nous a quitté. De la France libre aux évènements de mai 68, l’homme du dix-huit juin est pour 70 % des français, le personnage le plus important de l’histoire française.

France 3 a dévoilé hier les résultats de son enquête qui révèle que le Général de Gaulle est pour 70 % de la population française, le personnage le plus important de notre histoire nationale. De Gaulle est resté dans la mémoire des Français pour son combat qui consistait à défendre « la grandeur de la France (58%) et par la priorité donnée à l’indépendance de la France (60%) et au rassemblement des Français (57%) » Précise l’institut de sondage TNT Sofres.

« La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre »

C’est par cet appel lancé un certain 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, que le Général de brigade Charles de Gaulle demande aux Français de continuer le combat contre l’occupant nazi. Il entre ainsi dans la légende. Libérateur de la France, président fondateur de la 5e République, Charles de Gaulle incarne pour les Français l’homme providentiel.

Diplômé de Saint-Cyr, l’homme du dix-huit juin est promu général de brigade en 1940, puis sous secrétaire d’Etat à la défense du gouvernement de Paul Reynaud. Refusant l’armistice, il se réfugie à Londres où il lance l’appel du 18 juin. A la tête des Forces Françaises Libres il unifie les mouvements de combat dans un Conseil National de la Résistance (CNR) en 1943.

Une longue traversée du désert

Il est élu en novembre 1945, chef du gouvernement provisoire. Etant opposé à la 4e République il démissionne  le 20 janvier 1946 pour créer le Rassemblement du Peuple Français (RPF). Devant la faiblesse des résultats de son mouvement, il le dissout. C’est ainsi que commence une longue traversée du désert.

« Je vous ai compris »

Face aux émeutes qui secouent l’Algérie française, le Général de Gaulle est rappelé comme le seul secours. Avec le soutien et sous la pression de l’armée, le Président Cotty le nome Président du Conseil  (l’équivalent de Premier ministre sous la 5e République), avec les pleins pouvoirs durant une période de six mois. En juin 1958, la Constitution de la 5e République est adoptée et le Général de Gaulle est élu par le parlement (puis ensuite réélu au suffrage universel direct).

Le Président De Gaulle s’occupe à mettre fin à la Guerre d’Algérie. Afin de calmer les esprits, il lance le fameux « je vous ai compris ». Après avoir empêché « un quarteron de général à la retraite », il signe les accords d’Evian ouvrant l’indépendance de l’Algérie. L’OAS (Organisation Armée Secrète) manque de peu de l’assassiner au Petit Clamart, le 22 août 1962. L’histoire nous dira peut-être un jour si le Général de Gaulle à suivi la marche des indépendances où s’il avait déjà planifié l’indépendance de l’Algérie.

Un « grand dessin » pour la France

Réélu triomphalement à la Présidence de la République en 1965, il réalise sont« grand dessin » pour la France, à savoir faire du pays une grande puissance, indépendante des Etats-Unis. En mars 1966, la France se retire de l’OTAN et met en place la force de dissuasion nucléaire Française, en suivant l’idée d’une capacité d’intimidation défendue depuis 1953 par le général Pierre-Marie Gallois. La volonté d’indépendance de la France par Charles de Gaulle trouve son point culminant lors d’un discours à Montréal, où en 1967, il lance : « Vive le Québec libre ! ».

« La réforme oui, la chienlit non »

Durant les années 60, la France connaît une forte prospérité avec les 30 glorieuses. Mais la jeunesse ne se retrouve plus dans cette France « à papy ». Mai 68 éclate. Face à cette révolte étudiante qu’il ne comprend pas, il semble impuissant et lance : « La réforme oui, la chienlit non ! ». Malgré la victoire de son camp politique lors des scrutins suivants les évènements de Mai 68, les Français lui disent NON à 53 %, quand il présente par référendum en avril 1969, son projet de loi relatif à la création des régions et la rénovation du Sénat.

Prenant ce résultat comme un désaveu personnel, il démissionne et se retire définitivement dans sa demeure de Colombey-les-deux-Eglises. Il meure le 9 novembre 1970 lors d’une partie de patience (cartes), à 19h10, d’une rupture d’anévrisme.