L’escouade anticorruption du Québec a été très occupée cette année à enquêter sur de faux passeports pour vaccins

QUÉBEC – Selon un nouveau rapport de l’unité anticorruption du Québec, ses agents ont été très occupés cette année à enquêter sur des centaines de rapports liés à la production et à l’utilisation de faux passeports pour le vaccin COVID-19.

Frédérick Gaudreau, le chef du corps policier connu sous le nom d’UPAC, a publié aujourd’hui son rapport annuel, qui couvre une période de 12 mois se terminant le 31 mars 2022.

Le corps de police affirme qu’environ 300 des 795 appels qu’il a reçus au cours de son dernier exercice financier étaient liés à des preuves de vaccination contrefaites, ajoutant que bon nombre des personnes qui auraient produit de faux papiers étaient des fonctionnaires ou des titulaires de charge.

Le système de passeport vaccinal du Québec était en place entre septembre 2021 et la mi-mars de cette année.

Il obligeait les Québécois à présenter une preuve de vaccination contre le COVID-19 pour accéder à une longue liste de commerces et de lieux que le gouvernement jugeait non essentiels, notamment les centres de divertissement et de spectacles, les gymnases, les bars, les lieux de culte et les restaurants.

L’UPAC indique qu’il y a 41 enquêtes actives sur les faux documents, ajoutant que trois personnes ont été accusées au criminel.

M. Gaudreau affirme que la production de faux passeports vaccinaux est une infraction grave. Les personnes qui travaillent pour l’Assemblée législative ou dans la fonction publique sont « des gens en qui la société, la population a confiance », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Québec.

« On s’attend à des normes élevées d’intégrité ; donc, c’est notre mission d’empêcher cela ».

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Le problème des personnes qui utilisent de faux documents pour prétendre qu’elles sont vaccinées alors qu’elles ne le sont pas représente « un problème de santé publique important », a-t-il déclaré.

Dans l’ensemble, l’UPAC a connu une année fiscale chargée, avec une augmentation de 139 % par rapport à l’année fiscale précédente du nombre de plaintes ou d’appels, a-t-il déclaré.

Ce reportage de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 20 décembre 2022.

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