Politique. La décision de changer la formule de cérémonie des vœux au Conseil général ne plaît pas à l’opposition départementale. Quand une grande réception avait lieu l’année dernière, une quarantaine de cérémonies localisées dans les cantons se dérouleront en janvier.

  • Photo : Jérôme Guedj et Marianne Duranton (JM/EI)

Période traditionnelle dans la vie institutionnelle locale, le mois de janvier se caractérise par la tenue des cérémonies de vœux. Collectivités, entreprises, syndicats et autres, se relayent au long de ces semaines lors d’invitations à célébrer la nouvelle année, et discuter des projets à venir. Ces dernières années, le Conseil général (CG) ne dérogeait pas à la règle et conviait au sein du restaurant de la préfecture, de nombreux élus, responsables associatifs et personnalités locales.

Pour les premiers vœux depuis le changement de présidence en mars dernier, la collectivité a décidé d’innover. Jérôme Guedj prévoit ainsi de procéder à des cérémonies de vœux décentralisées, au sein des quarante-deux cantons de l’Essonne.

Pas d’annulation de la décision

L’annonce de cette nouvelle organisation n’a semble-t-il pas été du goût des élus de l’opposition départementale. A l’image de leur chef de file, la conseillère générale (UMP) de Longjumeau, Marianne Duranton. Cette dernière a en effet vivement contesté cette décision en écrivant au président (PS) du Conseil général Jérôme Guedj, le sommant de « revenir sur cette décision » .

Elle a exposé à Essonne info les raisons de son mécontentement. « Cela va nécessiter une logistique, des prestataires, des heures supplémentaires à payer aux agents » indique celle qui estime à « 300 000 euros supplémentaires » le coût de cette organisation.

« Il fait sa crise des quarante-deux cantons, au lieu de celle de la quarantaine » ironise Marianne Duranton, à l’adresse de Jérôme Guedj. Du côté de l’entourage du président du CG, on relativise grandement les propos de Marianne Duranton. « Elle va trop loin » affirme sa directrice de cabinet, qui ne prévoit pas d’annuler ces cérémonies.

Du « Narcissisme » pour le Nouveau Centre

Il s’agira de cérémonies « réduites » affirme-t-on, précisant que sur le coût, « il n’y a pas de règle arithmétique » et que des économies seront réalisées sachant qu’il n’y aura pas d’appels à des traiteurs extérieurs et que de multiples invitations seront envoyées par courriel. Les villes qui possèdent deux cantons, à l’image de Savigny, Massy, Evry ou Corbeil-Essonnes verront l’organisation d’une seule cérémonie par territoire.

La contestation pour ce changement de formule semble avoir pris ce week-end une tournure départementale. L’UMP 91 critique vivement ce choix. Ce lundi matin, c’est le Nouveau Centre en Essonne, par la voix de son délégué départemental Christian Schoettl, qui n’a pas hésité à parler de « narcissisme, utilitarisme et dilettantisme » à propos de cette nouvelle organisation des vœux.

  • Ci-dessous, le courrier de Jérôme Guedj aux conseillers généraux et la réponse de Marianne Duranton