Le chef du Parti Québécois, St-Pierre Plamondon, réclame le « droit à l’existence » de son parti

QUÉBEC – Le chef du Parti Québécois, autrefois puissant, affirme qu’il se bat pour le « droit d’exister » de son parti après un résultat électoral qui l’a réduit à seulement trois sièges à l’assemblée législative provinciale.

Paul St-Pierre Plamondon s’est battu pour que son parti obtienne un statut officiel, bien qu’il n’ait pas atteint le seuil requis, et il dit qu’il ne demande que le minimum dont son parti a besoin pour remplir ses fonctions lorsque la prochaine session commencera le 29 novembre.

Les quatre principaux partis politiques du Québec ont négocié les budgets et le temps de parole à la législature après que deux partis n’aient pas atteint le seuil requis pour obtenir le statut de parti officiel en octobre.

Le Parti Québécois et Québec solidaire ont remporté trois et 11 sièges, respectivement, bien qu’ils aient tous deux obtenu une part plus élevée du vote populaire que les libéraux, qui sont arrivés en deuxième position, avec 21 sièges.

Les partis qui atteignent le seuil officiel de 12 sièges et de 20 % des voix obtiennent un financement plus important, ainsi qu’un temps de parole plus long à l’assemblée législative.

St-Pierre Plamondon se dit prêt à revenir sur sa demande de nommer un leader parlementaire afin de faire avancer les négociations et de s’assurer que son parti sera reconnu lors de la reprise de la législature.

Le chef du PQ a été critiqué pour avoir demandé que son parti soit traité sur un pied d’égalité avec les autres partis d’opposition qui n’ont que trois sièges, mais il rejette l’idée que son parti en demande trop.

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Dans une interview téléphonique, il a insisté sur le fait que son parti a été « le moins gourmand des trois partis d’opposition » et qu’il a été traité injustement par les autres.

« Nous demandons le strict minimum pour exister à la Chambre », a-t-il déclaré à la EssonneInfo vendredi.

« Il y a un minimum pour fonctionner qui ne nous a pas été accordé jusqu’à présent ».

Le Parti québécois demande que son budget soit porté à 800 000 dollars, contre 495 000 dollars actuellement.

Il demande également de se voir garantir l’une des neuf questions quotidiennes accordées à l’opposition à l’Assemblée législative, ainsi qu’un siège au sein de l’organe qui prend les décisions relatives au fonctionnement de l’Assemblée législative.

Le Parti Québécois n’a obtenu que trois sièges, bien qu’il ait remporté 14,6 % du vote populaire. En comparaison, les libéraux, arrivés en deuxième position, ont remporté 21 sièges avec seulement 14,3 pour cent du vote.

Le nombre de sièges libéraux sera bientôt de 19 après que la chef Dominique Anglade a annoncé sa démission et qu’un autre membre a quitté le caucus en raison d’un conflit avec le parti.

Selon le modèle actuel, les libéraux obtiendraient 70 des 100 questions accordées aux partis d’opposition, contre 25 pour Québec solidaire et cinq pour le PQ.

St-Pierre Plamondon a déclaré que ce résultat montre la « distorsion » du système électoral uninominal à un tour, qui ne reflète pas le véritable désir de l’électorat.

Ce reportage de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 20 novembre 2022.

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