Dès le 05 janvier 2018, c’est l’Yerres qui nous avait alertés, l’article est à consulter ici. Les communes de Varennes-Jarcy ou encore de Montgeron se retrouvaient menacées par une crue dès ce début d’année, après de nombreuses précipitations en fin d’année 2017. Même si nous étions loin des niveaux atteints en 2016, le cours d’eau était resté quelques jours sous surveillance et avait quand même fini par déborder dans plusieurs endroits. Un hiver plus doux, des pluies plus importantes, voici à quoi l’on pourrait attribuer ce premier épisode.

Mais un mois plus tard, le 6 février, l’Essonne se couche sous « vigilance orange, neige et verglas », comme nous vous l’annoncions ici. Les écoles, lycées et collèges ferment plus tôt face à l’épisode de neige, après la décision de la direction des services académiques de l’Education nationale :

C’est pourtant bien la Nationale 118 qui va se retrouver une nouvelle fois bloquée, piégeant au passage de nombreux automobilistes : « Dans la cuvette de Bièvres, des centaines d’automobilistes ont passé la nuit dehors, totalement bloqués sur l’axe » nous racontions vous dans cet article de la rédaction au lendemain d’une nouvelle nuit de grande pagaille. Des épisodes toujours plus bloquant, toujours plus violent, même s’ils restent assez ponctuels, mais qui montrent à quel point nous ne sommes pas préparés dans notre département à ce type de « catastrophe naturelle ».

En Essonne comme ici à Saintry-sur-Seine, les axes secondaires sont enneigés (JL/EI)

En Essonne comme ici à Saintry-sur-Seine, les axes secondaires sont enneigés (JL/EI)

Une neige qui laissera place au verglas quelques jours plus tard, la suite de cet épisode que nous avions suivi dans cet article. Mais qui aura fini par faire le bonheur des plus grands et des plus petits, avec l’ouverture de la station de Janvoriaz. Une nouvelle édition qui tombait à pic à la suite de ces nouvelles neiges, des jeux olympiques de Pyeongchang. Plein de fraicheur, tout comme ces pistes de glisse improvisées créées ici ou la, pour ski ou luge, à lire ici. Et en vidéo ci-dessous.

Un état de catastrophe naturelle que le Président Emmanuel Macron est venu constater par lui-même lors d’une visite aux sinistré de l’Yerres le 14 février. La rédaction avait suivi ce déplacement dans cet article. Ce sont 15 communes sinistrées en Essonne qui se verront placées sous cet état, à la suite du mois précédent de pluies et de neiges. Des communes essentiellement placées le long des différents cours d’eaux du département, comme à Corbeil-Essonnes, Athis-Mons ou Brunoy. Le président aura pris le temps de dialoguer avec les riverains de Villeneuve-Saint-Georges et discuter avec les différents représentants du département.

Une visite soulignant une nouvelle fois l’importance des dégâts provoqués par ces anomalies climatiques. Le symbole aussi d’une prise de conscience jusqu’aux organes les plus hauts de notre République.

Toutes sortes de débris jonchent les rues (SH/EI)

Toutes sortes de débris jonchent les rues après les crues à Villeneuve (SH/EI)

En juin, ce sont de nouvelles inondations qui seront à noter dans notre rétrospective. C’est le tout récent Costco de Villebon-sur-Yvette qui fermera ses portes dès le début de ce mois (à lire ici), après de premières précipitations.

Une semaine plus tard, c’est un train qui déraille cette fois à Courcelles-sur-Yvette suite à un glissement de terrain du à de fortes précipitations. L’article de la rédaction nous rappelle également que la Nationale 118 et l’Autoroute A6 au niveau de Savigny-sur-Orge sont également touchées par des pluies diluviennes. Une énième nouvelle vigilance orange, presque devenue normale à ce moment-là tant elles se sont enchainées dans la région et le département. Et un reportage en image au sujet de cet accident de train qui n’aura fait que 7 blessés légers était également à découvrir sur Essonne Info.

Le talus qui soutient la voie a été totalement emporté par la coulée de boue, sur environ 10 mètres de long et 2 mètres de haut (JM/EI)

Le talus qui soutient la voie a été totalement emporté par la coulée de boue, sur environ 10 mètres de long et 2 mètres de haut (JM/EI)

L’un des sujet de que l’on pourrait rattacher à cette rétrospective, est celui du devenir de la prairie de Villebon. Dans notre dernier article consacré à ce projet de stockage de déchets inertes, dans un bras de la vallée de l’Yvette, nous vous annoncions la suspension du projet qui devait recouvrir le site par des remblais avant d’être réaménagé en projet « vert ». Une demande retirée in extremis par le porteur de projet ECT après de nombreuses protestations des riverains, pas du tout convaincus par l’idée et partisans au contraire d’un retour à une zone humide dans ce secteur sensible de montée des eaux (notre dossier à lire ici). Le résultat reste le statu quo autour de cette question de décharge, et démontre à quel point il est compliqué de mettre en place des solutions visant à modifier nos comportements vers des attitudes un peu plus adaptées à l’urgence de la situation de la planète.

La commune de Champlan et son maire Christian Leclerc sont en première ligne de la contestation au projet de stockage de déblais du Grand Paris express, dans une prairie située entre Villebon et Champlan

La commune de Champlan et son maire Christian Leclerc sont en première ligne de la contestation au projet de stockage de déblais du Grand Paris express (JM/EI)

2019 arrive, avec sans doute dans son lot une ou deux anomalies. Tâchons de ne pas banaliser les futures alertes qui pourraient toucher notre département, car elles révèlent aussi le caractère exceptionnel de toutes ces situations. Et de ne pas être blasés devant ces enjeux qui vont à coup sûr engager nos générations futures.