Brigitte Bardot écrit une lettre au maire de la banlieue de Montréal pour dénoncer le projet d’abattage de cerfs.

MONTRÉAL – L’activiste française et ancienne actrice Brigitte Bardot condamne le projet controversé d’une banlieue de Montréal visant à tuer la plupart des cerfs vivant dans un parc local.

Mme Bardot a publié mardi une lettre sur le site Web de sa fondation demandant à la mairesse de Longueuil (Québec), Catherine Fournier, d’arrêter ce que Mme Bardot décrit comme un « abattage planifié à l’arbalète » dans le parc Michel-Chartrand.

« Si la peine de mort est prononcée pour ces pauvres animaux, des équipes de chasseurs armés de leurs terribles arbalètes envahiront un lieu habituellement paisible, fréquenté par des familles et des touristes, et sèmeront la mort au cœur de votre ville », peut-on lire dans la lettre.

Les autorités de Longueuil tentent depuis des années d’éliminer la population croissante de cerfs de Virginie, mais elles ont dû faire face à de fortes réactions, notamment des protestations et des menaces. Une contestation par des groupes de défense des animaux est en cours devant les tribunaux.

La ville a déclaré cet été qu’il y avait près de 10 fois plus de cerfs que ce que le parc peut supporter confortablement. Les autorités ont prévenu que les cerfs contribuaient aux accidents de la route, qu’ils augmentaient le risque de maladie de Lyme chez les résidents car les animaux sont porteurs de tiques et qu’ils se déplaçaient vers les zones voisines pour trouver de la nourriture.

L’abattage devait avoir lieu cet automne mais a été interrompu après qu’un juge ait accepté d’entendre l’appel des groupes de défense des animaux.

Bardot, une légende du cinéma et la star de « Et Dieu créa la femme », a mis fin à sa carrière d’actrice il y a plus de quatre décennies. Elle s’est consacrée à la cause du bien-être des animaux et s’est opposée avec force à la chasse aux phoques au Canada.

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Dans sa lettre au maire, elle a particulièrement critiqué la méthode choisie par Longueuil pour abattre les animaux. « La chasse à l’arbalète est une pratique cruelle et totalement interdite en France et dans de nombreux pays en raison de sa dangerosité et ne garantit pas que l’animal sera tué instantanément. »

Elle a exhorté la ville à trouver une solution plus éthique et durable au problème de la surpopulation.

Un rapport commandé par la ville de Longueuil en 2021 a conclu que les espaces naturels du parc étaient « tellement dégradés qu’ils ne pouvaient plus se régénérer » en raison de facteurs tels que les infestations d’agrile du frêne, les espèces végétales envahissantes, le non-respect des règles du parc par les visiteurs et le grand nombre de cerfs qui dépouillent la végétation.

La ville a envisagé la relocalisation, la stérilisation ou le contrôle des naissances pour les cerfs, mais elle a conclu que la seule solution viable à court terme était d’abattre tous les animaux sauf 10 à 15.

Un juge de la Cour supérieure du Québec a refusé la demande des groupes de défense des droits des animaux de suspendre la chasse jusqu’à ce que l’affaire soit entendue sur le fond. Mais la ville a dû attendre parce que la cour d’appel de la province a accepté de revoir cette décision.

Les groupes espèrent que les tribunaux approuveront un plan alternatif pour stériliser et relocaliser les animaux.

L’affaire revient au tribunal le 25 novembre.

Ce reportage de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 17 novembre 2022.

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