L’ex-dirigeant du PQ et délinquant sexuel André Boisclair refuse une thérapie en prison et se voit refuser une libération conditionnelle

MONTRÉAL – L’ancien chef du Parti Québécois André Boisclair s’est vu refuser sa libération de prison dans une décision rendue cette semaine, sa première chance d’obtenir une libération conditionnelle après avoir purgé un sixième de sa peine pour des crimes sexuels contre deux jeunes hommes.

La Commission québécoise des libérations conditionnelles a déclaré que l’ancien politicien avait fait preuve d’une « attitude arrogante » envers les agents correctionnels et avait refusé de participer à une thérapie de groupe pour délinquance sexuelle, craignant que ses propos ne soient divulgués aux médias.

« Compte tenu de l’ensemble des éléments du dossier, la commission considère que le risque de récidive que vous présentez est actuellement inacceptable et que le processus doit se poursuivre dans le contexte sécuritaire de l’incarcération », écrit la commission dans un résumé rendu public mardi.

Boisclair, 56 ans, a été condamné en juillet à deux ans de prison moins un jour après avoir plaidé coupable d’avoir agressé sexuellement un homme en 2014 et un autre en 2015.

Le résumé de la commission indique que, selon l’avocat de Boisclair, un médecin lui a recommandé de ne pas participer à une thérapie de groupe. Le médecin aurait pensé que la présence de Boisclair ferait « imploser » le groupe en raison de son intellect élevé et de sa façon sophistiquée de s’exprimer.

Boisclair a dit à la commission qu’il a essayé d’obtenir un traitement « sur mesure », qui a été refusé. Un sexologue consulté par Boisclair a déclaré qu’il était prêt à être libéré de prison, mais la commission n’était pas d’accord.

« Malgré les recommandations favorables[…]la commission estime que le travail personnel à accomplir reste important, afin de rendre le risque acceptable dans la communauté », indique le résumé.

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L’ancien politicien a également déclaré à la commission avoir été frappé par un détenu en prison.

Le rapport note que Boisclair n’a pas de mesures disciplinaires dans son dossier, mais il indique qu’il y a eu au moins deux cas en octobre où il a failli être réprimandé pour son comportement arrogant envers les gardiens. Boisclair, cependant, a nié cette affirmation, disant que les gardes l’avaient provoqué.

Boisclair a plaidé coupable en juin 2022 d’avoir agressé sexuellement deux hommes d’une vingtaine d’années dans son appartement de Montréal. La peine recommandée conjointement et approuvée par un juge de la Cour du Québec comprend deux ans de probation.

M. Boisclair a été ministre provincial et a été chef du PQ entre 2005 et 2007, lorsque le parti était dans l’opposition. Il a ensuite été délégué général du Québec à New York de 2012 à 2013 et a été président de l’Institut de développement urbain du Québec de 2016 jusqu’à son arrestation.

Ce reportage de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 16 novembre 2022.

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