Des gros tas de gravas : voilà tout ce qu’il reste de l’ancien immeuble du Républicain, qui est finalement tombé en fin de semaine dernière, sous l’action des pelles de démolition. Déployées pour « rogner » l’édifice et ses 5 étages, ces grues ont méthodiquement abattu les murs et fondations du bâtiment. Celui-ci avait précédemment été vidé de son contenu, ses structures démontées, avant d’être désamianté à la fin de l’été. Il n’aura fallu que deux jours pour faire tomber l’ensemble de l’édifice sous l’effet des engins.

Les travaux de démolition avaient été confirmés en juin dernier, alors que le site à l’abandon depuis 2012 était devenu un terrain de jeu des graffeurs des environs ces dernières années (lire notre articleabonnés). Quoi qu’il en soit, ce symbole de l’entrée de ville d’Evry, présent depuis 50 ans, a désormais disparu du paysage. Ce pour le plus grand bonheur des riverains, qui se plaignaient pour beaucoup de cette « verrue », tandis que la municipalité rappelait à l’annonce des travaux avoir « mis en oeuvre tous les moyens juridiques à sa disposition pour parvenir à remédier à la situation d’abandon inacceptable dans laquelle se trouve le site », qui appartient à un propriétaire privé.

Le devenir de ce site de 13 000 mètres carrés, situé à la frontière de Ris-Orangis et Evry n’est en tout cas pas tranché pour les pouvoirs publics. Ironie du sort, c’est dans l’un des clips de l’artiste évryen Disiz la Peste, que l’on peut voir les dernières images de la « Tour » du Républicain, avant sa destruction. Celui qui revient avec son douzième disque, Disizilla, y a en effet tourné des images pour l’un des extraits de l’album. Saisissant.