Sa fumée avait été visible de part et d’autre de la région parisienne : le 1er août dernier, un feu se déclarait dans un compacteur de l’usine d’incinération Revival, du groupe Derichebourg, spécialisée dans le broyage de véhicules. 7000 mètres carrés de carcasses automobiles compactées s’enflammaient, et une impressionnante fumée s’était dégagée des lieux pendant près de 24 heures (lire notre article).

Des mesures ont été imposées à l’exploitant dès le lendemain de l’accident, par le biais d’un arrêté préfectoral. La société Revival, devait rendre sous 15 jours un rapport d’accident aux autorités, procéder à une maintenance de ses exploitations et effectuer des relevés des polluants rejetés, ainsi que participer à les contenir. Alors qu’il aura fallu la mobilisation d’une centaine de pompiers pour éteindre l’incendie, les services de la préfecture rendent publics les premières données relevées post-incendie.

Les importantes quantités d’eau nécessaires pour contenir les flammes puis le brasier n’ont « pu être retenues en totalité sur le site » annoncent les services de l’Etat, mais les révélés effectués dans la Seine « n’ont pas mis en évidence, à ce stade, de pollution significative dans l’eau ». D’autres prélèvements doivent intervenir pour confirmer ou infirmer cette première tendance. Au sujet des rejets dans l’air, les autorités parlent d’une « dispersion en haute altitude, et non au sol », ce qui doit limiter les impacts pour les riverains, mais des résultats plus précis doivent être dévoilés fin septembre.

Enfin, du côté judiciaire, l’enquête ouverte par le parquet d’Evry, et confiée à la brigade de sûreté d’Athis-Mons, continue : « les investigations sont toujours en cours », indique le parquet, et pour le moment, il n’y a « pas d’élément » nouveau à annoncer. Les riverains seront conviés à une réunion d’information qui sera organisée mi-octobre, annoncent les pouvoirs publics, au cours de laquelle l’ensemble des résultats et analyses sur les impacts polluants seront présentés.