Pour la seconde année consécutive, le festival Aoutside pose ses valises à Orsay, au stade niché dans la vallée. A l’origine de ce rendez-vous musical et « vitrine créative, actuelle et participative » de la vallée de Chevreuse, un groupe de lycéens issus de Palaiseau et des alentours, passionnés par les musiques actuelles et souhaitant s’engager sur leur territoire. Ils créent il y a dix ans Opération maxi puissance. La ville sous-préfecture aura donc accueilli ce festival durant 7 éditions, avant qu’il pose ses valises à quelques encablures, dans la commune d’Orsay.

Toujours innovant, ce festival a évolué dans sa forme au fil des années, tout en conservant les recettes de son succès : des groupes électro, reggae ou hip-hop détonants, sur deux scènes cette année, ainsi que des arts de rue, des performances artistiques sur les deux jours, et des espaces conviviaux aménagés pour l’occasion. Le maître mot de la démarche artistique et citoyenne du collectif à l’initiative d’Aoutside, est la participation du plus grand nombre.

Un financement participatif pour boucler le budget du festival

Et ce, dès la préparation du rendez-vous. Un chantier participatif est ainsi en place depuis le mois de juillet, pour préparer les décorations comme ameublements prévus pour le festival. Bancs, chaises, mais aussi une arche, ou encore un dôme tout en récup’ sont en train d’être construits. « Le but de ce chantier est que tout le monde se rassemble » explique Anatole, qui fait partie des bénévoles engagés dans la préparation du festival, « on récupère des matériaux de base, des palettes, et puis on construit, et surtout on fait cohésion ».

Après un mois dans l'école du centre, le chantier participatif du festival Aoutside 2018 s'installe au stade proche, où auront lieu les deux jours d'évènements, sur la commune d'Orsay

Après un mois dans l’école du centre, le chantier participatif du festival Aoutside 2018 s’installe au stade proche, où auront lieu les deux jours d’évènements (JM/EI)

Du mobilier utilisé dans le festival, aux diverses décorations qui seront installées dans le site ou sur la scène, une vingtaine de personnes s’activent depuis le mois de juillet pour cette préparation, et certains resteront ensuite mobilisés pour démonter le tout. « On continue après pour le rangement » poursuit Anatole, qui détaille les modalités du chantier, aussi présent sur une page facebook : « chacun peut venir participer, qu’il ait des connaissances ou non, on est ouvert 6 jours sur 7 de 14h à 20h ».

A deux semaines de l’événement, l’atelier ce déplace d’ailleurs  ce week-end sur le site du festival, le stade d’Orsay, pour terminer les installations. Nouveauté de cette édition 2018, la seconde à Orsay, l’appel au public pour boucler le financement du festival. Face aux baisses de subventions, le collectif OMP a aussi du s’adapter, et mise plus que jamais sur la participation des bénévoles… et de leur bourse. Sur la plateforme Helloasso, les organisateurs tentent en effet de rassembler 12000 euros, sur les 70000 euros du coût total de l’évènement, pour expliquent-ils à leur public, « faire le festival tel qu’on le souhaite, tel qu’on l’aime, et tel qu’on pense que les gens l’aiment ». 8000 festivaliers sont attendus sur les deux jours, et quelques 200 bénévoles sont mobilisés pour les accueillir.

Vendredi 24 et samedi 25 août au stade municipal d’Orsay (14h – 1h) – prix libre avant 19h, 6 euros ensuite