C’est un après-midi des plus aériens qui se propose aux Evryens en ce samedi après-midi. L’association Bellastock organise la 12e édition de son festival d’architecture expérimentale au Parc des Tourelles de la ville. Créé en 2006 par des étudiants en école d’architecture, cette association permet depuis toutes ces années, et notamment grâce à ses différents festivals, la rencontre entre architectes en herbe, architectes professionnels, et le grand public. « Ce festival est né, du fait que certains étudiants trouvaient que l’enseignement de l’architecture était bien trop théorique. Ils ressentaient le besoin de construire par eux-mêmes », explique Quentin, qui s’occupe de la communication au sein de l’association.

Les festivaliers construisent une ville éphémère dans les arbres (GD/EI).

Les festivaliers construisent une ville éphémère dans les arbres (GD/EI).

L’idée lancée, celle-ci n’a pas tardé bien longtemps avant de prendre forme. Chaque année depuis 2006, Bellastock s’approprie alors un lieu pendant plusieurs jours, afin d’y construire une ville éphémère, qui devient par ailleurs leur résidence durant la durée des festivités. Après la ville sur l’eau ou encore la ville gonflable, c’est une ville suspendue dans les arbres que plus de 500 participants tentent de réaliser depuis ce jeudi. « Au début on construisait avec du bois, maintenant il y a une thématique par an, soit en lien avec l’actualité, soit avec la particularité du lieu choisi… », poursuit le festivalier. « Avec le temps, cette manière de travailler à convaincu les écoles et les politiques ».

Nommée « Cime City », cette 12e édition s’intéresse aujourd’hui à l’architecture et à la forêt. Après plusieurs conférences, et notamment une dernière au cours du mois de mars, Bellastock a su finaliser le projet, et peut compter sur de nombreux partenaires. Outre l’appui des écoles d’architecture de France, du ministère de la culture ou encore de PEFC (organisme s’occupant des forêts françaises), Bellastock travaille aussi en partenariat avec des organismes pouvant fournir les matériaux servant aux constructions. L’association privilégie ainsi la récupération, et se tourne par exemple vers Locapose pour se munir de filets, ou encore Manutan en ce qui concerne les cordes. Là, l’objectif parallèle est clair ; préserver la nature, et prendre soin des matériaux utilisés de façon à pouvoir ensuite leur donner une énième vie.

Des démonstrations de slackline seront présentées au public pendant le festival (GD/EI).

Des démonstrations de slackline seront présentées au public pendant le festival (GD/EI).

Malgré l’euphorie de l’événement, pas question non plus d’en oublier les règles de sécurité. Chaussures fermées, casques et baudriers sont obligatoires, l’association Parislack se mêle aussi à l’événement pour faire des démonstrations de slackline, et encadrer les constructions des participants en compagnie de plusieurs autres professionnels. Un énorme partage de connaissances et de compétences dont le fruit sera ensuite présenté au grand public.

Ce samedi 14 juillet, il sera alors possible, dès 14h, de venir visiter les structures aériennes créées pour l’occasion. Une journée rythmée par une programmation musicale et culturelle fournie, animée notamment par le Sony Makers Camp, Superfluides, Parislack ou encore les Hydropathes. « Le festival ce n’est pas juste occuper un lieu et mettre de la musique. C’est vraiment 500 participants qui viennent créer une ville et partager leur savoir-faire. Montrer que c’est possible de créer des choses à plusieurs, de faire preuve de créativité », conclut Quentin alors qu’une table ronde sera aussi organisée « autour de la question de la création d’ateliers d’expérimentation architecturale sur un territoire forestier évryen ». « On aimerait baser ces ateliers pendant 3 ans à Evry », glisse Antoine, le coordinateur du projet.