A l’occasion de cette nouvelle édition du Download Festival sur l’ancienne base aérienne de Brétigny, le beau temps était de retour. Durant 4 jours, le département a vibré au son de plus de 77 groupes qui ont défilé sur 4 scènes différentes dont 2 main stage. Un évènement devenu incontournable pour tous les fans de musique métal/rock et qui a eu beaucoup de succès pour cette nouvelle édition. EssonneInfo a pu être présent sur les 4 jours et vous en dit plus. 

Dès le vendredi, les festivaliers sont nombreux. Heureusement, tout a été prévu pour l’occasion. Des panneaux routiers mais aussi une mobilisation policière ont été mis en place pour l’évènement. Nous sommes vendredi, il est 14h30 et la chaleur est écrasante. Il y a déjà du monde qui attend le premier concert. Le camping est également bien chargé. A l’intérieur, des stands pour manger, boire mais aussi un coin VIP sont disponibles. A 15h15, le coup d’envoi est donné. Les premiers a ouvrir le bal sont les Wakan Tanka, les gagnants du tremplin du Rack’Am. Il ont la chance de pouvoir monter sur la scène du Download Festival, une de leur première grande scène (lire notre article). Le public est déjà en effervescence, le groupe essonnien a du succès ! « C’est tellement grand, on n’avait pas l’impression que c’était réel. On a quand même essayé de prendre le temps de bien savourer l’instant  » explique Erwan le guitariste. Les groupes passent et aucun ne se ressemble. Styles, musiques ou même notoriété différentes, chaque groupe est applaudi et acclamé. C’est toute la beauté de ce festival. 

Au coin VIP/Presse, l’équipe du Rack’Am, Nicolas Méary, le maire de Brétigny-sur-Orge, les Wakan Tanka mais également Aurélie Gros, vice présidente en charge de la culture au Conseil départemental de l’Essonne sont présents afin de célébrer le début des festivités. « C’est un grand plaisir d’accueillir ce festival ici » affirme Nicolas Méary. « Aujourd’hui, le territoire de l’Essonne a des artistes formidables et compte des salles de spectacles formidables » explique Aurélie Gros. « Le département compte sur eux pour que l’Essonne soit une terre de musique, une terre actuelle » poursuit-elle. Le Download Festival apporte, en effet, une grande reconnaissance culturelle. Etant l’un des plus grands évènements depuis la création du département, il rassemble des passionnés de musique venus de toute l’Ile-de-France et même de toute la France. Grand gagnant du tremplin du Rack’Am, les Wakan Tanka sont un exemple parfait puisqu’ils peuvent jouer dans un évènement tel que celui-ci. «  Vous êtes la fierté du département  » affirme Aurélie Gros au groupe. 

Wakan Tanka au Download Festival. (SH:EI)

Wakan Tanka au Download Festival. (SH:EI)

Cette première journée a en tête d’affiche la légende du Rock Ozzy Osbourne. Une manière, pour Live Nation, organisateur du festival, de montrer que cet évènement a une importance avec des artistes mondiaux. Le show décolle également avec Ghost, les sept musiciens cachés accompagnés du chanteur, Papa Emeritus, ont embrasé la scène 2 du Download Festival, décor biblique, slam et pogo pendant toute la durée du concert.

Ghost sur la scène 2 du Download Festival. (SH/EI)

Ghost sur la scène 2 du Download Festival. (SH/EI)

Le samedi, le beau temps est toujours au rendez-vous. Les festivaliers sont de plus en plus nombreux. Et pour cause, le programme de la journée est alléchant : Crossfaith, Alcest ou The Offspring joueront durant la journée. Mais ce qui attire le plus de monde, c’est la tête d’affiche du soir : Marilyn Manson. Durant cette journée, le public est hétéroclite. Jeunes ou moins jeunes se retrouvent pour une même passion, la musique. Le Plessis-Paté a senti vibrer les basses et les guitares sur scène, le coup d’envoi des Norvégiens Turbonegro sur la Main Stage 1 fait bouger les festivaliers avec leurs morceaux, All my Friends are Dead et I Got Erection

Validerobe

Le chanteur de Validerobe au micro (SH/EI)

Le groupe Nantais UltraVomit fait un set tout en parodie, leur entrée sur la mélodie de Fort Boyard était épique, des courtes scènes comiques ont rythmé le concert entre les morceaux. Une reprise de Zombie de The Cranberries pour rendre hommage à Dolores O’Riordan a également touché les fans du groupe nantais. La deuxième journée se termine avec Marilyn Manson, les festivaliers déçus par la préstation du légendaire rockeur, « très vite oublié » par les festivaliers qui ont par ailleurs pu voir The Offsprings en grande forme.

Une troisième journée rythmée ! Les groupes se sont enchaînés sur la Mainstage 1/2 et les deux autres petites scènes. Les festivités commencent avec Teacup Monster, groupe essonnien, qui, comme les Wakan Tanka au Rack’Am, sont portés par le Download Project avec Le Plan. Et ils ont du succès ! La foule s’amasse devant la Main Stage 2 pour écouter le groupe jouer. Le public a également pu voir The Noface, révélation du Download Festival. Les ex-membres du groupe Skip The Use ont une nouvelle chanteuse, Oma Jali qui envoie ! I am over you, Fire, Orion, des chansons qui ont reveillé les festivaliers endormis de la veille.

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La chanteuse Oma Jali et son groupe The Noface sur la Mainstage 1 du Download Festival. (SH/EI)

Frank Carter & The Rattlesnakes , The Hives , Dead Cross , Wolf Alice , The Noface , Royal Republic et Mass Hystérie : ils n’ont pas déçu les milliers de personnes venues spécialement pour eux. La folie de Frank Carter était attendue sur scène et en dehors… En effet il s’est littéralement jeté sur la foule pour faire un slam des plus légendaires.

Frank Carter sur la foule au Download Festival. (SH/EI)

Frank Carter sur la foule au Download Festival. (SH/EI)

Wolf Alice et The Hives ont également brillé lors de ce festival et pour cause, la chanteuse que l’ont croit timide au premier regard, fait trembler l’Essonne.

The Hives au Download Festival. (SH/EI)

The Hives au Download Festival. (SH/EI)

Le jour-J ! Tant attendue pour les festivaliers, ce lundi, les Guns ont donné plus de 3H30 de concert ! Mais avant… Baroness ouvre le bal pour cette dernière journée du festival, suivi de Jonathan Davis plus sobre dans son costume, qui a offert en live son nouvel album Black Labyrinth, l’ancien membre de Korn a prouvé qu’il sait se débrouiller parfaitement bien en solo pour un pur plaisir de set pour les festivaliers. Volbeat ont également chauffé les festivaliers avant l’heure des Guns.

Volbeat au Download Festival. (SH/EI)

Volbeat au Download Festival. (SH/EI)

On y est ! Les Guns N’ Roses clotûrent le festival avec plus de 3h30 de show non-stop ! Paradise City, November Rain, Knocking on heaven’s door, les morceaux se sont enchaînés, les festivaliers ont chanté en coeur et ont même sorti les briquets pour les ballades. Axel Rose et sa bande ont offert un concert avec un final explosif, un souvenir que les milliers de spectateurs n’oublieront pas.

Les Guns N' Roses au Download Festival. (SH/EI)

Les Guns N’ Roses au Download Festival. (SH/EI)

Article réalisé en collaboration avec Shéhérazade Hamidi.