Une page se tourne à l’union départementale FO 91. Après 11 ans de longues batailles, Jean-Noël Lahoz a décidé de ne pas se représenter pour un nouveau mandat. Il passe alors le flambeau à Christophe Le Comte jusqu’à ce jour secrétaire adjoint. C’est au terme d’un congrès en présence notamment du secrétaire général FO, Pascal Pavageau, et des membres fraîchement désignés de la commission exécutive, que la passation de pouvoir s’est effectuée. L’occasion pour le futur retraité et désormais ancien secrétaire général FO 91 de revenir sur ses 11 dernières années. « On a eu une vraie solidarité sur nos combats dans l’Essonne et au niveau régional avec les autres organisations syndicales que sont CGT, FSU et UNEF », se satisfait Jean-Noël Lahoz. « On a pas vraiment de divergence de points de vue. Il y a eu, même si ce n’était pas en permanence, du syndicalisme intersyndical. Cette expérience m’a beaucoup enrichi en interne de FO, comme en externe ».

« Résister, revendiquer, reconquérir »

Et alors que l’actualité liée au Plan Bompard et à Carrefour bat toujours son plein, l’ex-secrétaire général se montre quelque peu inquiet pour la suite des événements. « Je pense que les signatures des plans sont dangereuses pour les salariés, comme pour les clients. On se tourne vers un système très à l’anglo-saxon, tout va être individualisé. Les pertes d’emplois vont être énormes. Le combat n’est pas terminé », conclut M. Lahoz. « On en a pas fini avec Carrefour », confirme à son tour Christophe Le Comte. « On sait qu’il va y avoir encore un massacre. On va suivre de très très près les reclassements », poursuit-il. Et si le volet Carrefour semble être plus que jamais au cœur des débats, les batailles sont évidemment bien plus nombreuses pour le nouveau secrétaire général FO 91, qui évoque notamment les problèmes liés à l’arrivée du Grand Paris et des transports. « C’est une période historique, il n’y avait jamais eu autant de reculs sociaux. Mais on a déjà une belle dynamique, et elle va encore s’intensifier, se développer pour renforcer notre audience au niveau départemental. Il faut continuer à résister, revendiquer, et reconquérir », conclut-il alors que son équipe sera composée de 3 hommes et 3 femmes pleinement ancrés dans le département. « La destruction du service public, c’est la destruction de la République », ponctuera quant à lui Jean-Noël Lahoz.