« Le groupe est en pleine restructuration, et notre direction se saisi de cette opportunité pour nous supprimer nos acquis ». C’est un sujet qui traîne depuis de longs mois maintenant, et le bout du tunnel ne semble toujours pas à portée de vue pour les salariés de l’hôpital Perray Vaucluse de Sainte-Geneviève-des-Bois. Faisant partie intégrante du groupement hospitalier de Territoire Paris (GHT), qui inclut notamment le CH Sainte-Anne, et  l’EPS Maison-Blanche, le centre hospitalier Perray Vaucluse subit lui aussi les contraintes budgétaires évoquées par la direction. Résultat des courses, les crèches d’entreprises des différents établissements sont menacées. Si celle de l’EPS Maison-Blanche ne devrait, à priori, connaître qu’une fermeture temporaire pour travaux, il est censé resté peu de temps à vivre pour celles de Sainte-Anne et de Perray Vaucluse. La première doit fermer ses portes à la fin du mois de juin, la seconde, le 31 août prochain. Des constats contestés notamment au sein du centre essonnien.

Ce mercredi 6 juin, les salariés de l’établissement génovéfain ont une nouvelle fois affiché leur mécontentement. Banderoles à la main, slogan en bouche, ils étaient entre 50 et 60 à manifester aux abords de la crèche de leur établissement. Si les discussions avec leur direction sont pour l’instant figées, ces derniers espèrent néanmoins obtenir un délai afin de trouver un repreneur. Des rencontres ont déjà eu lieu avec les différents élus du secteur, et notamment avec Eric Braive, président de Cœur d’Essonne Agglomération. « Les élus connaissent les difficultés pour trouver une crèche, ou un autre moyen de garde. Il y a beaucoup d’attente. Ils se sont montrés soucieux à notre égard, et souhaitent négocier avec la direction », explique alors Christophe Freychet, représentant CGT. « On demande juste un délai supplémentaire pour monter un dossier de reprise, mais la direction veut juste vendre la parcelle au plus offrant et récupérer des finances ».

Outre avec les élus, des discussions ont aussi eu lieu avec la Caisse d’Allocations Familiales, financeur principal des crèches. Des éléments techniques sur la faisabilité du projet de reprise ont alors émergés de cette réunion, reste donc à trouver le temps nécessaire à la mise en place, ainsi que le repreneur. « Les repreneurs pourraient être les collectivités, voire l’agglomération même si cette dernière nous a dit que ce n’était pas possible », poursuit Christophe Freychet. Du côté de la municipalité, on assure aussi être mobilisés sur l’avenir de cette crèche. Plusieurs discussions ont eu lieu entre les maires des communes avoisinantes, l’agglomération, la CAF, ou encore la direction de l’établissement, sans qu’elles ne portent, pour l’instant, leurs fruits. « L’annonce a été brutale en décembre dernier. La situation est aujourd’hui compliquée, on regarde quel avenir on peut avoir pour cette crèche publique », lance Frédéric Petitta, maire de Sainte-Geneviève-des-Bois. « J’ai fait savoir à la direction qu’on ne souhaitait pas que cet espace soit vendu. Le problème c’est qu’on est sur des temps très courts », conclut-il alors que la demande de délai supplémentaire n’a pas suscité de retour de la part de la direction.

Colère et incompréhension suite à l’annonce de la fermeture de la crèche de Perray-Vaucluse