Une cérémonie d’intronisation devant le monument aux mort départemental d’Evry, puis un déplacement à Paris, pour écouter le discours du chef de l’Etat sur les banlieues (lire notre décryptage), avant un retour en Essonne pour de premiers rendez-vous avec ses services et des élus : le nouveau représentant de l’Etat dans le département est déjà au travail, ce mardi 22 mai, jour de son entrée en fonction. La veille, il participait à un repas de rupture de jeûne auprès des musulmans de Massy, invité avec les autres communautés religieuses de la ville. Après un week-end prolongé qui lui a permis de faire la passation avec sa prédécesseur Josiane Chevalier (lire notre article), le haut fonctionnaire de 55 ans prend ses marques dans l’Essonne. Jean-Benoît Albertini se montre enthousiaste à diriger les services de l’Etat dans le département.

Après quatre années au même poste en Vendée, le préfet travaillait jusque récemment auprès des ministres de l’aménagement au sein du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Il s’installe donc en Essonne et se positionne d’entrée comme un facilitateur des initiatives locales : « je crois beaucoup aux territoires, et les projets sont nombreux en Essonne. L’Etat doit être là pour les accompagner, les révéler » . C’est ainsi qu’il indique croire au « ruissellement », bien qu’il n’aime pas le mot, que peuvent avoir les zones de vie et d’activités entre elles. A côté des ‘clusters’ qui font pour lui partie de « la potentialité de l’Essonne », Jean-Benoît Albertini escompte favoriser « les effets d’entraînement » qui pourraient bénéficier aux territoires proches.

Se définissant d’une « sensibilité pour l’aménagement et la cohésion des territoires », il n’a d’ailleurs pas perdu une miette du discours sur les banlieues du président Macron, retenant de ces annonces « la volonté réaffirmée d’une totale lutte contre les discriminations » et les mesures prévues par le sommet de l’Etat sur l’éducation ou la sécurité, qu’il se montre prêt à porter localement. A destination des élus locaux, enfin, Jean-Benoît Albertini fait part de sa volonté de se « rendre disponible » et promet de tisser des relations de « proximité » avec eux. Même si il ne pourra pas « répondre oui à toutes les sollicitations » prévient-il.