« Il s’agit d’une répartition de la solidarité entre les différentes communes, or ces deux communes n’avaient pas encore répondu à cet effort ». A chacun son tour semble dire la préfète au moment de justifier son choix de réquisitionner des gymnases essonniens pour héberger des migrants évacués d’un campement parisien. Si Dourdan et Corbeil ont déjà effectué leur part du travail l’été dernier, reste encore à Sainte-Geneviève et à Saint-Michel d’assumer la leur. Près de 200 migrants viendront alors s’abriter sous les toits de gymnases des deux communes. « Cela pourrait se passer ce 17 mai », précise la ville de Morsang-sur-Orge. « En début de semaine (lundi 7 mai), la préfecture  de l’Essonne nous a appelé disant que la préfecture de région comptait évacuer un campement parisien et que Sainte-Geneviève et Morsang-sur-Orge avaient été choisies comme villes accueillantes », poursuit-il.
Un communiqué co-écrit par Marjolaine Rauze, maire de Morsang-sur-Orge, Frédéric Petitta, maire de Sainte-Geneviève et Olivier Leonhardt, sénateur, a alors rapidement fait son apparition sur les réseaux sociaux. Les trois élus y expriment leur mécontentement et fustigent le « comportement » de l’état qui selon eux se « défausse de sa responsabilité ». « L’hébergement d’urgence est de sa responsabilité directe et exclusive. Mais avant d’engager la réquisition d’un équipement municipal, surtout dans cette période, on ne peut plus chargée en initiatives et compétitions et d’utilisation par nos établissements scolaires , il aurait été, pour le moins, utile de recenser d’autres possibilités ne comportant pas ces inconvénients », indique le communiqué alors que l’idée d’utiliser des locaux appartenant à l’état est dans le même temps soumise.
On parle alors d’espaces comme l’ancienne base aérienne de Brétigny-sur-Orge, ou encore de Perray vaucluse qui a « de quoi largement accueillir. La BA dispose de plusieurs centaines de chambres », rappelle la municipalité de Morsang-sur-Orge. « Nous réitérons donc expressément notre proposition d’une utilisation de l’important patrimoine dont dispose l’état sur le territoire de Coeur d’Essonne », ajoute alors les élus dans leur communiquéLa préfecture essonnienne évoque quant à elle une durée d’accueil de 15 jours totalement financée et accompagnée par l’état. « Ces communes ont plusieurs gymnases et peuvent s’organiser comme l’ont fait Corbeil et Dourdan pour ce type d’accueil et cela s’est bien passé », conclut-elle. Les revendications des élus ne seront vraisemblablement pas entendues, ces derniers vont devoir se démener afin de gérer au mieux cette fin d’année chargée sur leur commune.