Depuis plusieurs jours maintenant, les banderoles commencent à fleurir aux alentours de l’aéroport d’Orly. Des banderoles aux messages évocateurs : « Non à la privatisation d’ADP ». Depuis, quelques organisations syndicales montent ainsi au créneau. La CGT et l’Unsa ont décidé de déposer un préavis de grève pour 3 heures ce jeudi 3 mai – de 10h30 à 13h30 – pour manifester leur refus de la privatisation du groupe gestionnaire des plateformes de Roissy, du Bourget et d’Orly. Outre le retrait du projet de privatisation, les syndicats demandent également une augmentation des salaires ou encore une amélioration des conditions de travail. Ainsi, quelques perturbations sont sans doute à prévoir sur les trois plateformes franciliennes.

En Essonne, plusieurs élus locaux ont apporté leur soutien aux personnels d’ADP. « Un quart des emplois de la plateforme aéroportuaire d’Orly viennent de chez nous », commente le député de la 7e circonscription de l’Essonne (Savigny-Viry), Robin Réda. « A l’heure actuelle, Orly ne tourne qu’à 50% de son trafic maximal. En cas de privatisation, qui nous dit que le trafic aérien ne va pas augmenter ? », se questionne pour sa part Jean-Marie Vilain, le maire de Viry-Châtillon. En plus des élus du Nord-Essonne, leurs homologues du Val d’Yerres Val de Seine ont eux aussi affirmé leur opposition à la privatisation du groupe ADP.

Quoi qu’il en soit, d’autres mouvements comme celui de ce jeudi 3 mai pourraient intervenir dans les prochaines semaines. C’est en tout cas ce qu’annoncent les délégués CGT du groupe.