Certains passants curieux s’arrêtent, prennent quelques minutes pour observer les banderoles, dessins et affiches disposés sur la place, tandis que d’autres continuent leur chemin en cette fin de journée, sur les Terrasses de l’Agora. Une quarantaine de personnes sont réunies, à l’appel de l’association Evry Palestine et du collectif d’organisations essonniennes, à la suite des derniers évènements survenus dans la bande de Gaza. Des rassemblements étaient organisés dans les grandes villes de France ce vendredi 20 avril, à l’appel des associations de soutien à la cause palestinienne.

L’armée israélienne a réprimé durement les manifestations organisées ces dernières semaines à proximité de ce qui sert de frontière entre l’enclave palestinienne et Israël. Pour la quatrième « marche du retour » organisée en mémoire du 70ème anniversaire du départ des familles de leurs terres à la création de l’Etat israélien, plus connue sous le nom de « Nakba », les soldats d’Israël ont une nouvelle fois tiré à balles réelles sur les manifestants gazaouis, portant à 38, le nombre de Palestiniens tués par des tirs.

« La situation est dramatique » pour ce territoire de 360 km2 et ses habitants, exprime Bertrand Heilbronn, président de l’AFPS (association France Palestine solidarité). Après plusieurs prises de parole, le militant associatif relate les « informations particulièrement graves qui nous arrivent ». Il parle ainsi d’utilisation de « balles explosives » par l’armée israélienne, ce qui s’apparenterait à « des crimes de guerre » selon lui. Concernant les réactions internationales, il pointe « l’inaction » des autorités européennes ou françaises, à l’exception « d’une réprobation » exprimée par le gouvernement. Il s’agit maintenant pour Bertrand Heilbronn d’arriver à « accroître la mobilisation d’ici  le 15 mai, jour du 70ème anniversaire de la Nakba », avec le « droit au retour » des familles palestiniennes, tout en continuant à « exiger des sanctions contre Israël quand il commet des crimes de guerre ». Ces militants réclament aussi la levée du blocus sur la bande de Gaza, « comment est-ce possible de vivre depuis 11 ans totalement enfermés? » se demande Bertrand Heilbronn.