Il y a eu les personnels hospitaliers, qui ont d’ailleurs des problématiques locales qui leur sont singulières, à l’image du personnel de Joffre à Draveil qui va connaitre une fermeture anticipée (lire notre dossier). Il y a quelques jours, les avocats et magistrats cessaient à leur tour le travail et enterraient symboliquement leurs livres de code au sein du palais de justice d’Evry. Dans leur ligne de mire, la réforme de la justice en cours de préparation. Sans oublier les salariés du groupe Carrefour qui contestent leur plan social depuis plusieurs mois (notre dossier).

Du côté d’Orly, de grandes banderoles ont poussé ces deniers jours. A l’initiative de la CGT ADP, elles expriment un message clair d’opposition à la vente par l’Etat d’une large partie de ses parts du groupe aéroportuaire. « Non à la privatisation d’ADP » peut-on ainsi lire à proximité de la N7, comme d’autres lieux stratégiques d’Orly. A la suite des Cheminots, très mobilisés en Essonne (lire notre reportage), ce sont les salariés de l’énergie, plus précisément d’Enedis (ex-Erdf) et Grdf, qui veulent à leur tour débrayer. Lundi matin, une action symbolique au poste EDF de Grigny a été menée. « On a maintenu le tarif d’heure creuse pour 105 000 abonnés, autour de Ris, Viry et Juvisy, et avec la mairie de Grigny, on a rétabli le courant à des foyers coupés » raconte Christophe Poilly, secrétaire de la CGT énergie 91. Une manière d’exprimer leur soutien à la mobilisation des cheminots, pour ces salariés de groupes déjà en partie privatisés. Pour le syndicaliste, il s’agit maintenant « d’élargir la mobilisation chez nous, pour défendre l’intérêt du service public, ce qui veut dire pour nos entreprises, renationaliser ».

Dans les universités, c’est la loi ORE, pour Orientation et réussite des étudiants qui soulève l’indignation d’une partie des étudiants et personnels qui y voient « une sélection et un tri social des étudiants ». Si le mouvement s’est propagé à divers établissements d’enseignement supérieur qui connaissent des blocages, pas d’action similaire en Essonne. La mobilisation commence toutefois à prendre forme à l’université d’Evry, avec une seconde assemblée générale ce mardi, qui a attiré une centaine d’étudiants, ainsi que quelques personnels enseignants et administratifs. 70 personnes s’étaient réunies la semaine dernière.

Au menu : décryptage du Plan étudiants tel que préparé par le gouvernement, et conséquences pour Evry de la fusion annoncée dans Paris-Saclay. Un comité de mobilisation s’est créé au sein de l’établissement, et l’AG a voté la participation aux prochaines manifestations nationales, ainsi qu’aux actions locales à venir. La sensibilisation des lycéens à la réforme ainsi qu’à celle à venir du Bac a aussi été inscrite comme priorité par les étudiants mobilisés. Dans l’éducation, à noter que plusieurs collèges connaissent dans le département des mouvements locaux liés aux postes. Les cheminots mobilisés, rejoints par des salariés de l’énergie qui ont débrayé cette semaine, comptent de leur côté interpeller les pouvoirs publics cette semaine. Ils prévoient ainsi une série d’actions en Essonne, dont un rassemblement devant les grilles de la préfecture vendredi midi. Des appels à la mobilisation pourraient suivre dans les Finances publiques, voire à la CPAM, laissent entendre les syndicats essonniens.

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