Le bras de fer se poursuit entre cheminots et gouvernement et ne semble pas perdre le souffle. Les syndicats de la SNCF ont commencé le mardi 3 avril un mouvement de grève « perlée », de deux jours sur cinq jusqu’au 28 juin. Pendant trois mois, le trafic risque de rester très perturbé sur toutes  les lignes ferroviaires françaises. [Voir le calendrier officiel du mouvement de grève.] Le RER D et le RER C sont pour leur part des lignes très impactées. Les usagers s’arment donc de patience pour se rendre à leur lieu de travail ou à leur domicile lors de ces journées de grève.

La théorie.. et la pratique

Selon les estimations publiées par la SNCF la veille des jours de grève, le mouvement touche pour le moment les lignes de banlieue, avec un train sur trois en circulation sur le RER B, un train sur cinq pour le RER C, et un train sur quatre sur le D. Dans les faits, les perturbations commencent la veille de la grève à partir de 19h30, et les répercussions sur la circulation sont enregistrées jusqu’au lendemain midi des journées de mobilisation. De plus certains axes ou certaines heures sont synonymes d’arrêt complet de la circulation.

Plus de bus

Sur le RER C par exemple, le dernier train du matin pour Paris part à 9h36 de Juvisy et le trafic ne reprend qu’à 16h30. Même constat pour le RER D, ce lundi, le dernier train de la matinée pour Paris Gare de Lyon est affiché à 9h30. Quelques RER D en direction de Corbeil-Essonnes via Evry-Courcouronnes circulent au compte goûte. Les branches ‘vallée’, et celles au sud de Corbeil sont quant à elles non desservies les jours de grève. En jour de non-grève, la reprise peine à se faire, comptez 3 trains sur 5 pour le RER C et 2 trains sur 3 pour le RER D. Quant au B, le trafic est quasi-normal.

Pour pallier au manque de trains, certaines compagnies de bus augmentent leurs capacités pour favoriser des liaisons alternatives. C’est le cas des Albatrans de la ligne Etampes-Massy, les DM Arpajon-Paris et Arpajon-Massy. A Sainte-Geneviève, la ligne 108, pour Paris ou Antony. Des villes prennent aussi les choses en main, comme dans le Val d’Yerres où des bus sont affrétés pour conduire au métro 8 à Créteil.

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