Journée de colère, pour les salariés du groupe Carrefour. Un total de 300 hypermarchés du groupe ont connu des débrayages, selon les remontées syndicales communiquées dans la journée. Le syndicat majoritaire FO, avec la CFDT et la CGT, appelaient à la grève en ce week-end de Pâques. Dans l’Essonne, les 7 hypermarchés ont connu des mobilisations dans le cadre de cette journée d’action.

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Certains magasins ont ainsi fonctionné au ralenti, bien que les cadres aient été mobilisés pour tenir les caisses notamment. A La Ville-du-Bois ou aux Ulis, les salariés sont partis en cortège dans les envions de leur hypermarché. A Villabé, plusieurs employés ont fait signer des pétitions aux clients jusqu’à 15h. Au niveau national, les syndicats restent à fleur de peau, alors que le groupe a annoncé récemment que la prime de participation des salariés serait rabotée. « Augmenter les salaires, pas les dividendes des actionnaires » ou encore « je travaille tous les jours de l’année, je connais pas les jours fériés » étaient par exemple inscrits sur des pancartes. Dans le département, FO appelle au sortir de cette journée à « ne rien lâcher » sur les conséquences du Plan Bompard.

Du côté de la CGT, des mobilisations localisées se sont déroulées le même jour, à l’initiative des représentants du personnel. A Morangis, le Carrefour market a connu une « grève générale » dès 5h du matin. Plusieurs salariés ont distribué des tracts aux clients, leur proposant de signer une pétition. « Carrefour licencie avec vos impôts » pouvait-on lire sur le document distribué, en référence aux « 400 millions d’euros d’exonération de cotisations sociales » dont bénéficie le groupe chaque année en France.