Nouvel épisode dans l’affaire des enfants de la cité de l’air d’Athis-Mons. Suite au jugement du tribunal administratif de Versailles, en date du 19 mars, la maire d’Athis-Mons Christine Rodier est dans l’obligation de scolariser 28 enfants de réfugiés dans des établissements scolaires de la commune.

Une décision de justice qui n’est pas de l’avis de la principale concernée. Celle-ci réplique via une vidéo en ligne en date du 23 mars 2018. Elle indique qu’elle ne peut appliquer l’ordre de scolarisation et fait une demande auprès de l’Éducation nationale de créer une « classe de mise à niveau » d’enfants de réfugiés au sein de leur quartier même (lire notre dossier). Dans le camp de l’opposition, cette réponse provoque autant la consternation que l’indignation.

Pour Patrice Sac, conseiller municipal PS de l’opposition, la solution proposée ne satisfait pas les besoins des enfants autant sur le plan de l’instruction que sur la socialisation. « C’est dans un but de gagner du temps et non de trouver des solutions. L’école est un droit, les enfants sont accueillis dans des classes spécialisées comme ils en existent. C’est même du droit international : on va dans l’école du pays ou on est ». Même écho,
du côté des élus municipaux des groupes Espoir & Liberté et Divers-droite qui se disent « horrifiés de voir la dernière étape de la fuite en avant dans laquelle s’est lancée depuis des mois Christine Rodier ». Pour Julien Dumaine, opposant au sein de la majorité municipale, il y a de quoi s’attrister de voir le nom de sa commune associer à cette polémique. « Christine Rodier a attendu la décision du tribunal pour réagir. Elle aurait dû réagir bien avant, c’est une manœuvre dilatoire de reculer l’échéance. De même, scolariser 28 enfants, c’est vraiment peu de choses. On peut mettre 2–3 enfants par école, son argument ne tient pas ».

Contactée, l’inspection académique ne commente pas pour le moment ces derniers rebondissements.

Notre reportage auprès des familles syriennes qui ont tenté ce mercredi d’inscrire leurs enfants (abonnés)