C’est dans la Chambre Guyot, du premier étage du château de Dourdan, que se tient l’enregistrement de la nouvelle édition de l’Essonne en auteur. Cette pièce de style néo-gothique est le cadre idéal pour parler au mieux du livre dont il est question, Le seigneur de Charny, écrit par Laurent Decaux.

« C’est l’originalité de notre programme, l’idée de vivre l’intérieur d’un livre en le contextualisant dans un lieu, c’est la marque de la maison », précise Emmanuel Couly, animateur du programme depuis près de dix ans. « C’est toujours un challenge pour chaque mois, trouver un lieu qui va s’adapter au livre et vice et versa », explique-t-il avant d’évoquer les lieux du département qui l’ont marqué dont le Moulin de la Tuilerie, à Gif-sur-Yvette, et le Nymphée, situé lui à Viry-Châtillon.

Une fois l’équipe de tournage prête à tourner, la voix rassurante d’Emmanuel Couly sera le top départ d’un entretien qui s’étendra sur près d’une quarantaine de minutes. L’invité d’aujourd’hui est Laurent Decaux, fils de l’historien Alain Decaux, venu présenter son livre Le seigneur de Charny.

Seigneurs, chevaliers et mysticisme

Aventure et amour sont au cœur de cette fiction historique où le Saint-Suaire christique se mêle au pays des seigneurs et des chevaliers. Le choix de raconter cette période de l’histoire est le résultat d’un concours de circonstances et du prolongement des travaux de son père. « Ça faisait longtemps que je cherchais un sujet de roman historique. Mon père parlait du Saint-Suaire dans ses émissions, et donc cela me trottait dans la tête », justifie Laurent Decaux.

De même, le mystique est un thème qui n’a pas été choisi au hasard. « Le mystique, c’est ce qui différencie les gens du Moyen-Âge de ceux de notre époque. Aujourd’hui on est très ancré dans le réel contrairement à une époque où partir en croisade et aller se confesser en achetant des indulgences c’était croire à l’accès à la vie éternelle. Cette époque accordait de l’importance à la fois à la religion et au merveilleux », résume le romancier.

« On a le souci d’apporter de la qualité »

L’organisation de l’émission n’est pas de tout repos, comme le confie Emmanuel Couly : « C’est tout une organisation, je tourne souvent pendant mes vacances et je tourne aussi sur mes jours libres. Dans l’Essonne en auteur, je lis les livres en amont. Puis, on trouve une date et on réunit l’équipe et le lieu qui puisse nous accueillir. Enfin on cherche un jour qui convient à l’auteur et moi. Alors ça fait beaucoup de choses et puis on y arrive. Au lieu de me promener je fais des émissions (rire) ».

L’émission diffusée sur le net ne connaît pas la crise, l’occasion pour l’animateur de nous parler des futurs projets : « En mai prochain, on fera une commémoration sur la période de mai 68. On tournera ça aux Archives historique dans l’Hôtel de Soubise vraisemblablement, donc c’est quand même pas rien, on en est vraiment très fiers ».

Avant de quitter les lieux, il tient à rendre hommage à Charlie, Nicolas, Adrien et Sophie, l’équipe qui l’accompagne sur les lieux de tournage et qui font « un travail formidable ». L’émission quant à elle est diffusée sur le net (la vidéo ci-dessous)