Ils étaient environ une centaine ce jeudi midi devant les portails du Conseil départemental de l’Essonne. A l’appel de la CGT, les personnels du Département se sont mobilisés par la grève pour protester contre leurs mauvaises conditions de travail. Au centre de ces contestations, et parmi la dizaine de réclamations faites au président François Durovray, le cas de leur régime indemnitaire. « Dès le premier jour d’absence on est ponctionnés sur nos primes, et ce, depuis le 1er janvier », peste Chantal Brault, employée au secrétariat général au Département, qui regrette le manque de concertation. « On aimerait que les gens malades, arrêtés par un médecin, ne soient pas sanctionnés. Ça fait plusieurs années qu’on demande une étude sur les arrêts maladies, on n’a rien ». Autre point chaud évoqué ce jeudi, celui de la médecine du travail. « On n’a pas de médecine du travail digne de ce nom, c’est un scandale », argue quant à elle Claude Lefèbvre employée au service protection de l’enfance. « En fait, ici le personnel est juste une variable d’ajustement ».

Les sifflets se font entendre, les slogans aussi, pourtant, les manifestants ont peu d’espoir d’être reçu. Et si les délégués CGT ont déjà tenté de négocier leurs différentes réclamations ce lundi, ils n’auraient à ce jour « aucune certitude ». La lassitude commence à se sentir sur les visages, mais surtout dans les mots. « Il y a de plus en plus de restrictions depuis l’arrivée de notre nouveau patron », assure ce salarié au service des déplacements. « On avait fait des propositions, il a tout balayé. On ressent comme un bâton, il fait sa loi, et on n’a pas les moyens de s’exprimer », poursuit-il. « On sent un peu de démotivation, on est plus investis ». Des propos forts de la part de cet employé, un ressenti partagé par la majorité des grévistes présents. Mais c’est bien sans réponse supplémentaire que ces derniers ont dû mettre fin à leur journée de grève en tout début d’après-midi.