Jeudi 1er mars au matin, l’Essonne et deux départements limitrophes, la Seine-et-Marne et les Yvelines ont été concernées par une forte odeur de gaz. La provenance ? Un incident sur une des installations de la raffinerie de Grandpuits appartenant au groupe Total, qui a entraîné une fuite d’hydrogène sulfuré (H2S) dans l’air.

L’origine de l’odeur de gaz en Essonne identifiée

De nombreux essonniens ont ressenti cette odeur de gaz, et certains ont manifesté leur inquiétude des répercussions possibles. Contactée par Essonne Info, l’ARS (Agence régionale de santé) confirme que l’incident a eu pour effet « 250 appels enregistrés dans les services de secours des différents départements du secteur ». Selon l’institution qui dépend du ministère de la Santé, « aucun impact sur la santé des riverains n’a été observé à ce jour et les SAMU n’ont reçu aucune demande de prise en charge relativement à cet incident ».

Après plusieurs mesures effectuées par des professionnels dans ce domaine, la raffinerie de Grandpuits et l’ARS assurent que leurs mesures « n’ont pas révélé de concentrations importantes d’hydrogène sulfuré (H2S). Cela s’explique notamment par le fait que ce gaz a pour particularité d’être perceptible à des teneurs très faible et peut donc l’être sur de grandes distances. » La fuite constatée au niveau d’une soupape a dégagé des vapeurs d’eau soufrées, mais «  les seuils olfactifs sont beaucoup plus bas que les seuils à partir desquels des risques pour la santé sont envisageables. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les gaz soufrés comme le THT sont utilisés pour l’odorisation du gaz naturel » indique de son côté la préfecture de Seine-et-Marne.

Pour rappel, de nombreuses communes essonniennes ont senti cette forte odeur du aux forts violents venants de l’est, notamment Lisses, Corbeil-Essonnes, Saintry-sur-Seine, Évry et Arpajon.