La Seine reste haute. On croyait en avoir fini avec les inondations de ces dernières semaines. Il faudra peut-être attendre encore, car depuis quelques jours, Vigicrue montre une remontée des eaux de la Seine, notamment au niveau de la station située à Corbeil-Essonnes. Celle-ci enregistre presque 1 mètre de plus en quatre jours (au dernier relevé 3,41m), ce qui conduit les autorités à rester sur le qui-vive et guetter la météo. Toutefois, nous sommes encore loin des niveaux de fin janvier, au plus fort de la crue, la Seine atteignait 4,56m à Corbeil-Essonnes. « Tout le monde reste en alerte », confirme-t-on dans l’entourage d’une cellule de crise locale des dernières intempéries.

L’arrêté de catastrophe naturelle a néanmoins été publié le 16 février dernier, et concerne 15 communes du département. Pour les bords du fleuve, sont concernées Morsang-sur-Seine, Le Coudray-Montceaux, Saintry-sur-Seine, Corbeil-Essonnes, Draveil, Étiolles, Viry-Châtillon, Juvisy-sur-Orge, Athis-Mons, et Vigneux-sur-Seine et côté val d’Yerres, Quincy-sous-Sénart, Boussy-Saint-Antoine, Épinay-sous-Sénart, Brunoy et Crosne. D’autres communes sont actuellement en attente et sujettes à de nouvelles expertises pour être reconnues sous ce statut.

Pour ces « inondations et coulées de boue du 15 janvier 2018 au 5 février 2018 », les démarches liées aux dommages causés aux particuliers, entreprises, associations ou collectivités sont facilitées, et les délais d’indemnisation accélérés (3 mois annoncés). Les communes concernées peuvent bénéficier d’une ‘dotation de solidarité’ de la part de l’Etat. Les entreprises et habitants doivent de leur coté se rapprocher de leur assureur, et ce, dans un délai de 10 jours (soit le 26 février) après publication de l’arrêté.

Présent lors de la visite du président Macron auprès des sinistrés de l’Yerres, à Villeneuve-Saint-Georges (lire notre reportageabonnés), le président de la fédération françaises des assurances (FFA) Bernard Spitz a assuré que les assureurs accepteront les déclarations de sinistres « au-delà du délai réglementaire ». Encourageant ainsi les sinistrés à « contacter sans tarder (leur) assureur afin de pouvoir bénéficier rapidement d’un accompagnement ainsi que d’avances sur indemnisation selon les besoins ».

Chaque contrat d’assurance contient ses modalités, mais les dégâts causés sur les biens meubles sont généralement couverts, tout comme les véhicules. Des franchises existent (à partir de 380 euros). Il existe également d’autres aides, locales ou de dégrèvements d’impôts. Nous vous renvoyons vers ce dossier publié dans le quotidien l’Humanité qui liste les dispositifs existants.