« #StapsEnPeril », « #OnVeutDesPostes ». Les hashtags de revendication fusent sur Twitter, la filière Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) de l’enseignement supérieur s’est mobilisée de manière nationale. Depuis le début du mois, les étudiants de la filière sport montent régulièrement au créneau, comme à Rennes ou encore Brest récemment. L’Anestaps (Association Nationale des Étudiants en STAPS) négocie actuellement des garanties au ministère pour assurer une rentrée 2018 viable. Ce mardi 20 février, c’était au tour du Campus d’Orsay d’entrer dans la boucle. Une AG (Assemblée Générale) a eu lieu jeudi dernier, la mobilisation découle de celle-ci. Elle a rassemblé les étudiants, les personnels administratifs, les enseignants, les professeurs et la direction de l’UFR. Cette AG est survenue « dans le but de faire un état des lieux de nos conditions d’enseignement et de formuler nos revendications », explique une étudiante en M1 à l’Université Paris Sud en Staps.

Les revendications ? Le manque de places et de postes, « la filière STAPS est une filière en tension, et notre UFR a largement augmenté ses capacités d’accueil pour répondre à la demande excessive des futurs étudiants (notamment avec l’épisode d’APB à la rentrée 2017), sans pour autant bénéficier d’ouvertures de postes ou d’infrastructures supplémentaires. » La filière Staps est l’une des plus demandées à l’université. Si la situation devrait changer à la rentrée 2018 grâce aux nouvelles règles d’accès à l’université, les craintes sont toujours présentes. « Ces problèmes ne vont pas s’arranger avec la création de Parcours Sup qui ne nous permet pas de répondre à ces besoins », explique une étudiante présente à la mobilisation sur le campus d’Orsay. En effet, la principale différence serait l’attribution des places. Les candidats possédant les compétences les plus favorables entreront de façon prioritaire, c’est donc une étude sur dossier.

Un manque de moyens et de personnels

« Je suis aujourd’hui diplômée d’une licence Staps management du sport sans avoir pu accéder à toutes les matières présentes dans la maquette de la formation. Le scénario se répète en master. Comment entrer sereinement sur le marché du travail sans avoir toutes les clés en main ? », témoigne une étudiante. Deux postes ont été demandés en septembre dernier auprès de la Présidence, deux ont été accordés, cependant « ces derniers ne faisaient que combler des postes au préalablement supprimés » explique-t-elle.

les étudiants du STAPS Orsay se mobilisent et font entendre leur voix dans tout le campus Université Paris Sud. Alexia M.

les étudiants du STAPS Orsay se mobilisent et font entendre leur voix dans tout le campus Université Paris Sud. (Alexia M.)

Bien qu’il n’y ait pas eu de rencontre avec la présidence de l’université ce mardi 20 février, un rendez-vous a été fixé entre les deux parties début mars, afin de « trouver des solutions aux problèmes », confie l’étudiante.