Dernier du classement avec seulement 4 petits points au compteur, le MEHB reçoit Nîmes ce jeudi soir avec pour objectif de relancer la machine après 3 défaites consécutives en championnat. Le coach, Tarik Hayatoune, revient avec nous sur cette première partie de saison difficile, cette longue trêve hivernale, et sur les ambitions de cette deuxième partie de championnat. Le maintien est encore bel et bien d’actualité.

Essonne Info : Comment analyses-tu la première partie de saison de ton équipe ?

Tarik Hayatoune : Avec notre statut individuel et notre statut collectif, je pense que c’est pas si mal. Certes on est derniers au classement, mais ça reste anecdotique. On n’a pas occupée cette place tant que ça. Donc je ne dirai pas que cette première partie est réussie, mais elle n’est pas si négative. On a joué 6 matchs à domicile, 7 à l’extérieur. Parmi les matchs à domicile on a gagné contre Saran, on a fait un nul contre Cesson, on a perdu d’un petit point face à Chambéry et on a perdu contre Toulouse. Et sur les 7 matchs à l’extérieur on a pris un point à Ivry. C’est mon regret car on pouvait faire mieux sur ce match. Sur les autres matchs à l’extérieur, plusieurs fois on a failli faire des résultats. Peut-être qu’il nous a manqué un peu d’expérience. Mais cette première partie n’était pas trop mal. Si je devais faire un pourcentage, je dirais qu’il y a 50–60% de positif, 40% de négatif.

Qu’est-ce qu’il va falloir améliorer justement pour faire mieux en cette deuxième partie de saison ?

Il y a plusieurs paramètres, et notamment le paramètre psychologique. Il faut qu’on se considère nous-mêmes comme une équipe de Lidl Starligue. Il faut qu’on soit convaincu qu’on peut rivaliser avec tout le monde, sauf Paris, voire Nantes. Là, le calendrier va être inversé. On va recevoir 7 fois. Mis à part Paris, il faut qu’on rivalise avec toutes les équipes qui viennent chez nous. Il faut trouver plus de repères. Ça fait maintenant pas mal de temps qu’on joue ensemble. On se doit d’être plus forts en attaque, sans se déséquilibrer en défense. Remplir notre vase d’attaque, sans vider le vase défense.

Comment retrouver le rythme après cette coupure de deux mois ? Comment s’est passée cette trêve ?

On a eu 15 jours de coupure, puis un mois et demi pour se préparer. On a fait 4 matchs amicaux, les 2–3 premiers étaient bons. On a fait un bon match à Chartres, même si on a perdu d’un point. On a fait un bon match nul à Tremblay, avec la dernière possession pour remporter la rencontre. On a fait un match maîtrisé face à Caen, avec la victoire au bout. La seule désillusion c’est contre Pontault-Combault à domicile, où on a été dominés u début à la fin. C’est le point noir de cette préparation. Sinon on a eu quelques petits événements avec la neige par exemple. Certains n’ont pas pu venir s’entraîner. Il y a eu aussi le départ de Bauer (2e gardien). Ça ne fonctionnait pas, tout simplement. Il voulait partir, on voulait qu’il parte, on a trouvé une solution pour tout le monde. Il y a donc eu l’arrivée de Huyghe qui vient de Villeurbanne. Il est pro depuis pas mal d’années, il est encore jeune, il a 26 ans. Il rentrait dans notre projet défensif, c’est une bonne pioche. A côté de ça on voulait aussi faire venir un joueur de champ. Mais il nous fallait quelqu’un qui soit légitime, qui soit vraiment au-dessus pour justifier qu’il prenne une place. On a pas trouvé ce profil, donc on va continuer le travail avec ce groupe. J’ai confiance en mes joueurs.

Comment sens-tu tes joueurs à l’attaque de cette 2e partie de saison ?

Bien. On a essayé de bien travailler sur l’attaque. On a vraiment mis l’accent sur ça. On avance dans ce secteur. Je pense qu’on avance dans les attaques rapides. On progresse et ça devrait nous apporter des cartouches supplémentaires. Je pense que le groupe est prêt, qu’il a compris que même s’il reste encore 13 matchs, on entre déjà dans l’urgence. Il faut recoller au peloton juste devant nous, et y rester collés pour être là pour le sprint final. Et qu’on le gagne.

Et comment vois-tu ce match face à Nîmes ? Ce n’est plus un match de travail, il va falloir rivaliser c’est ça ?

Il faut se dire que maintenant, chaque défaite c’est deux points de perdus. Quand je vois Cesson qui n’a perdu que d’un point à Saint-Raphaël, je me dis qu’il n’y a plus de vérité. On doit concurrencer toutes les équipes qui viennent, elles vont devoir batailler. Nîmes est une très bonne équipe, bien équilibrée. Ils ont une très bonne attaque et une bonne défense qui permet à leur gardien d’être le meilleur de Starligue. Mais ce n’est pas une équipe intouchable.

14e journée de Lidl Starligue, Massy – Nîmes, 20h45, ce jeudi 15 février au Gymnase des Mares Yvon de Sint-Michel-sur-Orge.