L’hiver n’aura pas suffi à calmer les ardeurs des opposants au projet de regroupement hospitalier sur le Nord-Essonne, qui doit conduire à la fermeture des trois hôpitaux d’Orsay, Longjumeau et Juvisy pour l’édification d’un nouvel hôpital sur le Plateau de Saclay en 2023. Après l’appel à des ‘Assises de la santé’ le 15 novembre dernier, le comité de défense des hôpitaux et ses soutiens étaient à l’initiative d’une marche ce samedi matin dans les rues de Longjumeau.

Notre dossier sur le regroupement hospitalier sur le Nord-Essonne

Alors que la pétition contre la fermeture des trois sites atteint 36 000 signatures (dont 18 000 en ligne), cette étape marquait un test, en ce début d’année sur l’état de la mobilisation. La direction du GHNE (groupe hospitalier nord-Essonne), structure juridique unique depuis le 1er janvier, attend le résultat du jury Copermo, pour fin février. C’est à l’issue de cette étape administrative que seront confirmés les financements nécessaires à la construction du nouvel hôpital par le ministère. Partisane du projet, la maire de Longjumeau Sandrine Gelot est également devenue présidente du Conseil de surveillance des trois sites hospitaliers.

Au départ de l’hôpital, la marche est descendue ensuite dans le centre-ville de Longjumeau, et une prise de parole s’est déroulée devant l’hôtel de ville. Le cortège s’est peu à peu densifié au fil du parcours et les organisateurs estiment que 300 personnes ont marché contre la fermeture programmée de leur hôpital. Outre la question de l’hôpital unique, ce rendez-vous était aussi l’occasion d’exprimer les revendications du comité sur l’organisation de la santé sur le territoire : « il y a une volonté de mettre en place des assises de la santé sur le département, en partant des besoins réels de la population, car la situation devient préoccupante », témoigne Catherine Fayet, secrétaire du syndicat Sud-Santé sur l’Essonne, qui veut passer un message « d’alerte » sur la situation du département.

La prochaine initiative du comité de défense est prévue ce lundi 12 février, sous la forme d’une réunion publique à Orsay.