Les assises de la mobilité étaient l’occasion pour le Président et le gouvernement en place de rappeler leur priorité : « améliorer rapidement les transports du quotidien, particulièrement pour les territoires ruraux ou périurbains délaissés voire méprisés depuis trop longtemps par les politiques publiques ». Mais pour l’association « A10 gratuite », la réalité serait très éloignée des discours prononcés. Celle-ci dénonce la hausse des prix des péages, mise en place depuis le 1er février dernier. En effet, les concessionnaires pratiquent des hausses aux alentours de 1%, notamment sur les péages de Dourdan et d’Allainville. Une première en dix ans, qui risque d’impacter de manière désavantageuse le budget des très nombreux usagers franciliens qui transitent par les barrières de péage.
Aux yeux de l’association, cette hausse des tarifs, qui s’exprime par une augmentation de dix centimes à Dourdan (1,70€ contre 1,60€), laisse perplexe. Sur une décennie, elle a constaté que le ratio de profitabilité de ces mêmes concessions est passé de 17,7% à 29,9%. De même, cette hausse tarifaire revêt un caractère « confiscatoire » du fait des « nombreux avantages fiscaux », dont vont bénéficier les concessions autoroutières, annonce l’association. « Par ces nouveaux tarifs, ce seront près de 600 000 euros supplémentaires qu’elles vont prélever dans les poches des automobilistes qui n’ont pas d’autres choix que d’effectuer ce trajet pour leur déplacement quotidien », lâche cette dernière, avant de conclure sur un cinglant : « Les élections se suivent, les fauteuils changent de titulaires, mais les problèmes et les attentes des Français restent bafoués ».