Pour commencer l’année sur de bonnes bases, la rédac’ Essonne Info souhaite mettre en avant les nombreux débats et réactions, publiés sur notre site à travers vos contributions, ou les réseaux sociaux. [L’oeil des lecteurs] reviendra régulièrement au gré de l’actualité.

Alors que les annonces du plus haut sommet de l’Etat sont attendues, après la publication d’un rapport de la Cour des comptes au vitriol sur la SGP et le coût du métro du Grand Paris (lire notre article), le territoire de Saclay se mobilise pour obtenir la ligne 18 en 2024. C’est le voeu qui a été rappelé jeudi soir au niveau de la Communauté Paris-Saclay : « réunis à EDF Lab Paris-Saclay, à Palaiseau, les 800 invités présents ont porté, ensemble, le message « Nous voulons la ligne 18 en 2024 ». Élus, acteurs économiques, académiques, institutionnels et associatifs, la mobilisation est générale pour réclamer la réalisation de la ligne de métro et le respect du calendrier ».

Les principaux élus sont unanimes pour signaler que, « alors que le campus urbain Paris-Saclay prend forme, le gouvernement n’a toujours pas confirmé la ligne 18 pour 2024 sur le plateau de Saclay, et 2030 jusqu’à Versailles. C’est pourtant une condition indispensable à la réussite du projet de cluster Paris-Saclay et pour la qualité de vie des habitants et usagers du territoire ». Dans ce contexte où les collectivités redoublent d’efforts pour convaincre le gouvernement de maintenir le calendrier initial pour le projet de ligne 18, c’est à dire son ouverture en 2024 (lire notre article), plusieurs lecteurs d’Essonne Info contestent la vision des institutions.

C’est le cas de Gérard Prevost, lecteur de Massy, qui déplore dans une contribution à notre article la densification « d’une région comme l’IDF alors que l’on désertifie de nombreux lieux dans toutes la France. Ici on rallonge la distance des habitations vers le sud de l’Essonne pour tenter de faire baisser la charge des ménages causée par le fat qu’il faut un toit, alors qu’ailleurs des logements sont vides fautes d’emploi ». Selon lui, « ne refaisons pas l’erreur des bureaux aux bouts de la ligne 1 du métro et du RER A à l’Ouest avec les lieux de résidence à l’Est ». Localement, cet habitant juge qu’à Massy, « ça sature et la ligne 18 n’est pas une aubaine mais la continuité d’une dérive vers la mégapole, qui va entraver les circuits courts maraîchers et continuer à déséquilibrer le rapport pollution /air pur ».

Autre contribution à ce débat sur la ligne 18, celle de Michel Meunier, qui critique les « inconditionnels de la ligne 18 » qui selon lui, « veulent ignorer qu’il y a des gares RER à 3km au plus des campus du Plateau de Saclay ». Cet habitant du territoire prône des solutions radicalement différentes à celle du métro : « Résoudre le problème réel et déjà actuel des déplacements, ce n’est pas de créer à terme un nouveau transport lourd de transit, mais d’organiser dès aujourd’hui la desserte à partir du réseau existant par des transports de rabattement légers et innovants ». En précisant que ces pistes ont déjà plusieurs fois été évoquées : « c’est ce qu’avait démontré le colloque du 18 novembre à CentraleSupelec ». (lire notre article).

Sur Facebook, c’est Anne qui réagit sévèrement à l’annonce de la dérive des coûts du futur métro du Grand Paris : « On le savait dès le début que ça allait coûter plus cher que prévu. En plus, tout ça pour encore délaisser la grande couronne, quelle utilité ? Entre les expropriations qui dérapent, les correspondances avec des petites gares RER qui n’arrangent personne… Pas un neurone n’a été activé pour réfléchir au tracé ! ».

Retour sur le conflit à la FCPE

Autre thème qui a suscité vos réactions, surtout sur les réseaux sociaux, celui de la guerre ouverte qui touche la principale fédération de parents d’élèves du 91, la FCPE (lire notre article). Jean-Marc Defrémont, ancien président de l’association, publie une contribution à nos informations, que nous retranscrivons dans son intégralité :

« Ayant consacré beaucoup de temps avec de nombreux autres parents d’élèves à la FCPE Essonne, je suis consterné en lisant cet article par l’impasse qu’il décrit.

La dégradation de la situation financière de l’Essonne est faite de causes multiples: Désengagement du département de l’Essonne qui ne soutient plus le monde associatif, et donc la FCPE, rupture du partenariat avec la MAE qui concourait à l’équilibre financier de cette fédération, érosion du nombre d’adhérents à contrer en permanence. Les dérives décrites, si elles sont avérées, sont condamnables et auraient du entraîner une correction bien plus tôt, au sein du Conseil d’administration.
Mais le fait de laisser la situation dégénérer jusqu’à la saisine de la justice met en péril la fédération elle-même, et au plus mauvais moment. Le gouvernement nommé en 2017 prend des orientations controversées en matière de rythmes scolaires, prône le retour des uniformes à l’école, se met en opposition à un supposé camp des pédagogistes dans le corps enseignant, …
Une fédération de parents d’élèves forte et structurée est indispensable dans un tel contexte. Il est donc indispensable que, DE PART ET D’AUTRE, on revienne à la raison en apurant le sujet, en installant un conseil d’administration équilibré garantissant que cette situation ne réapparaisse pas, et en permettant à la FCPE de revenir à sa mission, plus que jamais indispensable, d’acteur de la co-éducation »

Les annonces d’Alexandre Bompard pour le groupe Carrefour, enfin, vous ont fait réagir. A l’image de Danièle Dugelay qui se montre critique sur les conséquences de ce plan : « A voir les derniers résultats du groupe Carrefour cette année, il ne semble pas se porter trop mal ». Et de se demander « à qui profitent les progrès techniques et la place du Net dans le commerce et les services ? Très peu aux consommateurs car les prix ne semblent pas baisser, encore moins aux salariés à qui on demande de travailler davantage, notamment le dimanche, et qui se retrouvent licenciés en grand nombre. La majorité des consommateurs sont aussi des salariés, La baisse du pouvoir d’achat va se traduire par la baisse de la consommation. Alors, en route pour la déflation… »

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