Comme en juin 2016, les quais de Juvisy sont submergés par les eux de la Seine. « Ce n’est pas encore du niveau d’il y a deux ans, mais en ce moment, ça monte vite », confie un des riverains, revenu en urgence bouger sa voiture garée sous le pont de Juvisy. D’autres voitures flirtent dangereusement avec l’eau qui va et vient à quelques centimètres des pneus. « Si ces voitures ne bougent pas rapidement, elles seront rapidement englouties », lance un autre passant venu prendre une photo de la route inondée avec son smartphone. Car oui, le fleuve est toujours en phase ascendante de crue et devrait même gonfler de plusieurs dizaines de centimètres d’ici ce vendredi 26 janvier, date attendue du pic de crue.

A Juvisy, les quais sont submergés (JL/EI)

A Juvisy, les quais sont submergés (JL/EI)

A la fenêtre d’un de ces immeubles, surgit alors une femme, un téléphone à la main. Celle-ci scrute le niveau de la Seine et en réfère à son interlocuteur au téléphone. « Je ne vois plus les marches qui mènent au pont côté Draveil. Ça n’en finit plus de monter. Il va sans doute bientôt falloir que je parte », conclut cette dernière.

Impossible de circuler sous le pont (JL/EI)

Impossible de circuler sous le pont (JL/EI)

Outre l’accès aux immeubles qui donnent sur les quais, les caves de plusieurs d’entre eux sont sous les eaux. Le constat est plus spectaculaire sur l’autre rive. A Draveil, le restaurant Le Gibraltar a comme il y a deux ans, les pieds dans l’eau. Plusieurs autres propriétés des alentours sont partiellement pour les plus chanceux, ou totalement prisonnières des eaux. Ces scènes rares sont prises d’assaut par les riverains qui mitraillent littéralement les maisons avec leurs smartphones, appareils photo ou même caméras pour certains.

Au dessus du pont de Juvisy vue sur le Gibraltar. (SH/EI)

Le Gibraltar de nouveau impacté. (SH/EI)

Si le pire est encore à venir sur la Seine, l’Yerres, longtemps sous surveillance a amorcé sa décrue le 24 janvier. Par endroit, les rives sont encore submergées comme dans la commune de Yerres. Mais la situation tend à s’améliorer à cet endroit.

L'Yerres a amorcé sa décrue sur l'amont de la rivière (JL/EI)

L’Yerres a amorcé sa décrue sur l’amont de la rivière (JL/EI)

La situation est plus inquiétante plus en aval de la rivière. Entre Crosne et Villeneuve-Saint-Georges, à deux pas de l’embouchure du cours d’eau, plusieurs propriétés sont noyées sous les eaux boueuses de l’Yerres. Par endroit, la rivière a débordé de près de 1,50 cm, voire même plus. Si bien qu’il est presque possible pour une personne munie d’une barque de rentrer directement par les fenêtres du premier étage des maisons.

Certains habitants utilisent les moyens du bord (JL/EI)

Certains habitants utilisent les moyens du bord (JL/EI)

La situation pourrait s’améliorer d’ici le week-end. La patience devrait être la seule arme dont les riverains pourront se servir.

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