Vers une baisse de tension entre les collectifs de free party de la région et les autorités en Essonne? Le week-end dernier, la situation était très confuse du côté d’Arpajon, avec la venue sur place de quelques 500 teufeurs pour une ‘Revendik party’ qui aura tourné court (lire notre articleabonnés). Pour protester contre la répression dont leur culture alternative fait l’objet, les organisateurs de ces sound systems franciliens ont décidé d’appeler à une manifestation, cette fois légale, dans les rues d’Arpajon. Ce samedi dès 14h, les soutiens aux fêtes « libres » se donnent rendez-vous à la gare, pour un défilé de deux heures dans le centre-ville, le tout encadré par les autorités.

Car si les griefs envers les pouvoirs publics sont nombreux selon ces collectifs, entre « les saisies de matériel » et les « violences » contre les participants, les voies du dialogue semblent ouvertes. Robin, membre du collectif IDF, indique que le rendez-vous de ce samedi « est cette fois parfaitement légal, déclaré en préfecture », et annonce que les organisateurs de la manifestation « seront reçus lundi en préfecture » pour une réunion. Il s’agit pour les teufeurs « d’apaiser les tensions » avec les services de l’Etat : « notre but, c’est d’instaurer un climat plus paisible », en trouvant pourquoi pas des accords « au niveau de prêt de terrain pour de petits rassemblements (moins de 500 personnes) ».

Les collectifs franciliens avouent ainsi « une certaine pression » quant à la manifestation de samedi à Arpajon : « il faut que le cortège défile dans le calme, que tout soit dans les clous » prévient Robin. Les participants marcheront tout de même autour de « deux chars montés » avec sonos, et les organisateurs préviennent, sur leur page Facebook d’appel à mobilisation : « Aucun débordement (ndlr : en majuscule dans le texte) ne serra toléré par la préfecture, notre parole et notre travail continu est en jeu ».