Le 9–2 encaissé au match aller était encore des les têtes parisiennes au moment de recevoir Lyon au stade Robert Bobin de Bondoufle ce dimanche après-midi. Si une victoire semblait bien utopique au coup d’envoi, les joueuses de Pascal Gouzènes espéraient tout de même rendre meilleure copie qu’en septembre dernier. Avec une équipe bien regroupée en défense, le PFC a malheureusement sombré en toute fin de match, après avoir longtemps résisté aux assauts lyonnais.

Le PFC résiste bien

La première action chaude pour les Lyonnaises arrive d’ailleurs après seulement 4 minutes de jeu. Catala perd le ballon aux abords de sa surface, la faute de main de Benameur profite ensuite à Le Sommer, mais cette dernière est contrée in extremis. Le début de partie est clairement à l’avantage des Lyonnaises mais le PFC est pour l’instant bien en bloc. Difficile cependant pour les joueuses de Pascal Gouzènes de ressortir le ballon proprement. Il faudra alors attendre la 10e minute de jeu pour voir les Parisiennes investir le camp lyonnais, sans toutefois se montrer dangereuses.

Les Lyonnaises, elles, ne passent pas loin de l’ouverture du score peu après la 10e minute de jeu, mais le contrôle raté d’Abily passe finalement juste à côté des cages de Benameur (13e). De plus en plus pressantes, les joueuses de Reynald Pedros manquent de réalisme. Cette fois c’est Majri, après une belle percée individuelle, qui fait briller Benameur (17e). Le PFC, quant à lui, ne s’est toujours pas montré dangereux après 20 minutes de jeu. Les attaquantes parisiennes sont bien trop isolées devant, bien muselées par l’arrière garde lyonnaise. Les maigres ballons touchés par Thiney sont rapidement perdus, Mateo court elle sans cesse derrière le cuir sans ne jamais pouvoir l’utiliser.

Bien supérieures dans le jeu, c’est pourtant sur corner que les Lyonnaises vont se montrer les plus dangereuses. L’inévitable Renard est à la réception d’un bon coup de pied de Majri, il faut alors une intervention parfaite de Jaurena sur sa ligne pour éviter l’ouverture du score (32e). Les occasions s’enchaînent pour Lyon, Butel joue avec le feu en taclant Hegerberg dans la surface, mais l’arbitre ne bronche pas. Dans la continuité de l’action, Le Sommer se met en évidence, mais sa reprise est bien trop faible pour inquiéter Benameur (36e).

Fin de match compliquée

Si le PFC réalise une première mi-temps timide offensivement, force est de constater que les joueuses de Pascal Gouzènes sont bien en place. Les jeunes latérales Cascarino et De Almeida réalisent une belle prestation, tout comme la paire Bilbault-Jaurena au milieu de terrain (0–0, MT). La dernière d’entre elles va d’ailleurs se procurer une très belle occasion au retour des vestiaires, mais la frappe de l’internationale française est bien trop écrasée pour inquiéter Bouhaddi (47e). Les Parisiennes ont laissé passer là une bonne opportunité, et vont se faire sanctionner dans la foulée de cette action. Si Henry trouve la barre, puis Benameur, Hegerberg ne tremble pas au moment d’inscrire son 17e but de la saison (0–1, 53e), à la réception d’un centre bien dosé côté gauche. Un avantage logique pour les joueuses de Reynald Pedros, dominatrices depuis le début de la partie. Attention néanmoins à la réaction parisienne et à cette demi-volée splendide de Thiney qui vient faire frémir le public du stade Bobin, mais qui vient taper la barre de la gardienne internationale française (61e).

Après 15 minutes de folie, le rythme retombe petit à petit dans ce match, le PFC ne trouve plus les espaces nécessaires pour se montrer dangereux. Lyon gère tranquillement son avantage et fera preuve d’une belle réussite en fin de match pour corriger la défense du PFC. A la réception d’un mauvais renvoi de Benameur (83e), Hegerberg y va de son doublé, puis de son triplé après un bon une-deux avec Majri (86e). La supériorité lyonnaise est sans faille, Hamraoui, tout juste rentrée, fructifie un centre de Marozsan, pour le 4–0. Un score sans appel peut-être un peu sévère pour une équipe du PFC, solide pendant plus d’une heure. « C’est une défaite sévère je pense. En deuxième on arrivait à maîtriser la balle. Après c’est soit on reste disciplinées et on prend pas de but, soit on se découvre un peu et ça devient plus difficile », analyse alors Thiney. « Il faut se fixer des objectifs, et on espère battre Paris et Montpellier en cette deuxième partie de saison, je pense qu’on en a les moyens ».  Verdict le 28 janvier prochain, en Coupe de France, face aux Parisiennes, à Bobin. En attendant le PFC reste 4e du championnat, et compte désormais 11 points de retard sur Montpellier.