Adopté pour une durée de 6 ans, le plan d’action cherche à assurer à l’ensemble des Essonniens un accès simplifié aux services indispensables, aussi bien publics que privés, et d’atténuer les déséquilibres territoriaux. Dans un contexte de fermeture de services publics de proximité, tels les guichets de la Sécurité sociale, ou de la CAF en Essonne, ainsi que les centres de finances publiques, priorité est donnée à la dématérialisation des services et leur regroupement

Quelles conséquences en Essonne ?

Si pour le Sud-Essonne, majoritairement rural et agricole, il s’agira de remédier aux fractures territoriales. Des communes, telles que Evry, sont quant à elles concernées par d’importants enjeux sociaux. Le schéma gravite autour de trois axes majeurs : La pérennisation des services existants, le développement de nouveaux services et leur adaptation aux usagers les plus fragiles.

L’accent est mis sur la transparence ainsi que la lisibilité de ces services. L’Essonne se doit de vivre avec son temps. Le Président du Conseil départemental, François Durovray, avance « une nécessité de s’adapter aux nouvelles technologies ». Dans les années à venir, les Essonniens devront s’attendre à une dématérialisation progressive des services afin que ces derniers puissent être accessibles en permanence et par tous. Pour ce faire, il faudra remédier à l’exclusion numérique qu’il peut exister dans certaines communes. Le déploiement du réseau « tout fibre optique » devrait, dans cette continuité, être achevé d’ici à 2020.

Le secteur médical : parmi les enjeux centraux du projet

Le Président du Conseil départemental et la préfète de l’Essonne Josiane Chevalier, ont conjointement assuré vouloir mettre l’accent sur les services de santé, lors de la présentation du projet . Un diagnostic établit sur l’ensemble du département avait en effet souligné le risque de déserts médicaux dans certains secteurs ainsi qu’une offre en généralistes libéraux bien trop faible par rapport aux autres départements français. La télémédecine est largement avancée pour répondre à ces défis. Dans un futur proche, plus besoin de se rendre en cabinets médicaux. Il sera en effet possible d’échanger à distance avec des professionnels de la santé.

Josiane Chevalier garantit « le pragmatisme et le concret » du projet. « Le document est appelé à vivre » affirme-t-elle avant de se féliciter quant à la qualité des relations entre les différents acteurs. Le schéma proposé le 18 décembre dernier avait été adopté à l’unanimité.