Courbevoie (92), Rennes (35), Lomme (59), Givors (69), Montluçon (03) ou encore Paris, voici une courte liste des onze « points chauds » identifiés et retenus par la CGT du Groupe Carrefour pour y faire des actions « coup de poing ». « Ces actions ont pour but de dénoncer les manques d’effectif et le plan « Bompard » (Ndlr : du nom du PDG de l’enseigne Alexandre Bompard) qui pourrait envisager notamment près de 5 000 suppressions de postes », lançaient les représentants syndicaux, en marge d’une première manifestation sous les fenêtres du siège de Massy le 7 décembre dernier.

Parmi ces fameux points chauds, figure notamment le Carrefour market de Marolles-en-Hurepoix. Durant toute la journée, des salariés de l’enseigne ont ainsi manifesté devant les portes du magasin ce samedi 23 décembre. « Nous sommes avant tout là pour alerter les clients concernant nos conditions de travail, explique alors Areski Abennebi, le délégué syndical. Nous faisons des points d’informations auprès d’eux. Depuis le 22, nous faisons signer des pétitions pour obtenir de meilleures conditions de travail, plus d’effectif et une revalorisation des salaires notamment. Nous avons obtenu près de 300 signatures déjà », se réjouit ce dernier.

La date de ces opérations conjointement menées à travers la France n’est pas « anodine » tient à confirmer l’un des grévistes. « Nous gênons l’activité commerciale juste avant Noël. On montre que nous n’avons pas le cœur à fêter Noël dans les conditions actuelles plus le plan social qui arrive ».

D'autres opérations devraient être menées d'ici fin 2017 (JL/EI)

D’autres opérations devraient être menées d’ici fin 2017 (JL/EI)

Le plan de restructuration de Carrefour qui devait être présenté fin novembre devrait finalement être dévoilé le 23 janvier prochain. D’ici-là, les membres du collectif de la CGT Groupe Carrefour ne comptent pas en rester là. Ceux-ci souhaitent « remettre ça ». Sans doute la semaine prochaine avant le réveillon. « Ce sont des dates qui marquent », conclut le représentant du personnel avant d’indiquer qu’un établissement de l’Essonne pourrait être de nouveau impacté.