Dans un contexte délicat de pénurie de places de crèches pour les enfants à l’échelle locale et nationale (400 000 places manquante dans le pays), la direction du centre hospitalier de Perray-Vaucluse à Sainte-Geneviève-des-Bois a annoncé en ce mois de décembre sa décision de fermer son centre d’accueil pour enfants en bas-âge et de le mettre en vente. Une décision que beaucoup d’usagers ne digèrent pas.

Un service indispensable

De jour en jour, la fronde est montée auprès des usagers. Ce jeudi 21 décembre, vers 17 heures, une réunion est organisée sur le perron du bâtiment par la CGT où se mêlent, familles et salariés rassemblés pour la sauvegarde d’un lieu indispensable au site.
« La direction nous a devancé et annoncé la fermeture de la crèche pour fin août 2018 », précise Christophe Freychet de la CGT de Perray-Vaucluse. « On a déjà émis une pétition qui a recueilli plus de 700 signatures. C’est assez incompréhensible qu’en ces temps de carences, un service public de ce type ferme ses portes. A l’instar d’autres crèches qui ont mis la clé sous la porte comme celles de Saint-Anne et de Maison Blanche, les parents devront aller dans le privé pour faire garder leurs enfants », se désole-t-il.

Au micro, Christine, salariée de la crèche, prend la parole avec émotion « ça fait 37 ans que je suis là, les enfants ce sont nos vies. C’est un coup de massue que je viens de me prendre ». Présent également, sur place, le maire PS de Sainte-Geneviève-des-Bois Frédéric Petitta tient à afficher son soutien auprès des salariés et s’interroge sur « les questions financières qui planent sur la vente de ces locaux ».

« Une demande ne correspondant plus aux besoins »

Du côté des décisionnaires, la direction des ressources humaines du centre hospitalier de Perray-Vaucluse tente de justifier la clôture des lieux par la décision « de réintégrer dans Paris intra-muros une grande partie des unités de soins et des services opérationnels de Perray-Vaucluse où des agents travaillent désormais ».
Elle précise que « l’évolution a amené à reconsidérer l’avenir de la structure qui ne correspondrait plus aux besoins. Il y a une politique d’enfance en cours en prévision de la fermeture de la crèche ».
Avant de rassurer en indiquant que « la cellule d’accompagnement a été à la rencontre des salariés ».

Reste à savoir, si cette fermeture sera définitive ou mise en suspens du fait de la mobilisation des usagers sur ce dossier, pour que puissent être célébrés pour 2019 les cinquante ans de cet établissement public.