Cela fait maintenant 16 jours que les postiers mécontents de la nouvelle organisation du service postal sont en grève (lire notre article). Seize jours que ces derniers multiplient les actions pour tenter de trouver un arrangement avec leur direction. Seize jours que ces dernières encaissent visiblement les réponses négatives. Ce lundi matin, sur le parvis de La Poste d’Evry, ils étaient de nouveau là pour tenter, une nouvelle fois, de faire évoluer les choses. « On a proposé un calendrier sur 2–3 mois, avec de l’injection d’emploi, des horaires adaptés sur les bureaux de Lisses… On a aussi demandé à avoir un suivi régulier, et à l’issue de tout ça, on regarde si c’est efficace ou non. Mais on a aucun retour », explique Yves Pradillo, secrétaire général CGT FAPT 91, alors qu’une cinquantaine de personnes (CGT, SUD, UNSA, élus, usagers) était présente pour cette mobilisation.

Parmi les mobilisés, on retrouve plusieurs élus de Ris-Orangis, dont le maire Stéphane Raffalli qui doit lui aussi faire face aux changements d’horaires d’ouverture des bureaux de poste dans sa commune. « C’est très rare que l’ensemble des forces citoyennes soient mobilisée », lance-t-il à l’assemblée. « Seize jours de grève, c’est trop. On emploie ce genre d’actions quand les autres modes n’ont pas fonctionné. Je ne comprends pas l’attitude de la direction, d’autant plus sur Ris-Orangis alors qu’il y avait des engagements », poursuit-il alors qu’il a lui même été reçu par la direction postale ce vendredi, sans obtenir de concrets résultats.

Autant dire que les grévistes ne comptent pas baisser le pied de si tôt, du moins pas tant que la direction ne changera pas son fusil d’épaule. « Cet après-midi on va voir la direction pour demander à être reçus. Il faut qu’elle prenne la pleine mesure de ce qui se passe aujourd’hui », surenchérit Yves Pradillo. « Le combat continue, et on ne lâche rien », conclut-il, rappelant notamment les 6500 signatures de soutien enregistrées, ainsi que la possibilité de verser de l’argent aux syndicats pour les grévistes, privés de leur salaire. « On est bien reçus par les usagers, ils nous soutiennent, mais on souhaite en sortir le plus rapidement possible par rapport à la gène occasionnée. »