C’était l’une des affiches de cette 8e journée du groupe C de National 2. Fleury, leader, recevait Amiens, solide troisième et meilleure défense du groupe avec 4 buts encaissés en 7 matchs. Un match piège donc pour les hommes de Bernard Bouger qui n’ont concédé qu’un seul match nul depuis le début de la saison. Dans une rencontre accrochée, le FCF 91 est néanmoins parvenu à faire la différence dans le second acte, notamment grâce à son petit meneur de jeu, Beziouen.

Un premier acte difficile

Les 15 premières minutes sont très équilibrées entre les deux équipes. Le jeu se cantonne au milieu de terrain, et les imprécisions techniques se font bien trop nombreuses pour permettre à l’une des deux équipes de se procurer de franches occasions. Fleury prend néanmoins le jeu à son compte et tente de combiner, notamment sur le flanc droit.
Il faudra attendre la 20e minute de jeu pour assister à la première réelle occasion de cette partie. Sur un corner bien botté, Mabunda envoie sa tête juste à côté du poteau droit du gardien amiennois.

Mais sur un ballon en profondeur anodin, c’est bien Amiens qui va ouvrir le score. Veron rate totalement son dégagement et Diawara en profite pour débloquer le tableau d’affichage d’un plat du pied dans le but vide (0–1, 25e). “Je me fais avoir par le rebond et je suis surpris que ce soit à moi d’aller la chercher. Mais ça arrive”, relativise le gardien floriacumois. Une ouverture du score contre le court du jeu tant Fleury semblait maîtriser les débats. Il faut néanmoins dire que malgré un léger avantage de possession, Fleury peine à se montrer dangereux. Les Amiennois cassent quant à eux le jeu en répétant de petites fautes qui agacent les Essonniens. Ces derniers en viennent même à perdre le fil de la rencontre, et Amiens fait pression pour inscrire le second but. Le leader est incontestablement en difficulté, et c’est bien Amiens qui mène à la pause malgré un dernier centre fuyant de Koné.

Fleury enfonce le clou

Changement de physionomie dès le début du second acte grâce à un penalty rapidement obtenu par Koné. Sur un ballon perdu côté gauche, l’attaquant floriacumois se bat pour le récupérer et s’en aller provoquer dans la surface, contraignant l’arbitre à siffler une faute du capitaine amiennois. Beziouen manque sa première tentative, mais l’arbitre décide de faire retirer le penalty après l’entrée précipitée dans la surface de certains joueurs visiteurs. La deuxième tentative est la bonne, Fleury égalise et se relance dans un match bien mal embarqué (1–1, 51e). “C’est rare qu’on fasse retirer les penalty, même si dans les règles, il est à retirer. En tout cas il y a penalty, il n’y a pas photo”, lance le président Bovis au terme de la partie.

Bien mieux dans sa partie, Fleury manque de se faire surprendre en contre-attaque. Bien lancé dans le dos de la défense, Diawara manque le doublé et balance le cuir bien au-dessus du but de Veron (1–1, 60e).
L’intensité redescend quelque peu et les occasions se font de nouveau très rares jusqu’à un nouveau beau mouvement floriacumois. Koné fait la différence plein axe avant de décaler la balle côté gauche. Trouvé en retrait Beziouen s’offre un doublé d’une frappe contrée qui trompe le gardien adverse (2–1, 65e).

Fleury est en souffrance désormais et peine à garder le ballon. Amiens met de plus en plus la pression pour égaliser et pense même inscrire le but du 2–2 avant que l’arbitre ne refuse celui-ci pour une charge sur Veron (2–1, 80e). Mais Fleury va finalement se libérer en inscrivant un troisième but par l’intermédiaire de Fofana, bien servi par Autret aux 6 mètres (3–1, 85e). C’est terminé, Fleury poursuit sa marche en avant et compte désormais 6 points d’avance sur son dauphin, Drancy. “Une équipe doit s’adapter à différents paramètres. On a l’habitude de jouer à Bondoufle, mais grâce à la mairie on a pu s’entraîner ici avant pour prendre nos repère”, rappelle le coach Bernard Bouger. “Il faut continuer d’avancer et de progresser. Un championnat ça se gagne avec humilité. Il fallait faire un bon match aujourd’hui et prendre les trois points”.