La mort d’un adolescent québécois abattu par des policiers aurait pu être évitée si les médecins étaient intervenus : coroner

MONTRÉAL – Un coroner québécois affirme que le décès en 2018 d’un adolescent abattu par la police provinciale aurait pu être évité si les professionnels de la santé avaient communiqué entre eux et assuré un suivi auprès de l’adolescent concernant ses problèmes de santé mentale.

La coroner Géhane Kamel affirme dans son rapport que Riley Fairholm ne cherchait pas un soi-disant « suicide par un policier » et que les policiers étaient justifiés d’utiliser la force létale parce qu’ils pensaient que leur vie était en danger.

La police a tiré une balle dans la tête de Riley Fairholm après avoir été appelée sur le parking d’un restaurant abandonné à Ville de Lac-Brome, au Québec, et avoir trouvé l’adolescent en train de crier et de brandir ce qui s’est avéré être un pistolet à air comprimé.

L’enquête policière a permis de découvrir que c’était Fairholm qui avait appelé le 911 sur lui-même.

Kamel dit que si Fairholm avait pris des médicaments et avait été suivi de près par des professionnels de la santé, sa santé mentale se serait améliorée et son risque de suicide aurait diminué.

Le coroner dit qu’avant la fusillade, les parents de l’adolescent avaient été laissés seuls et impuissants sans l’aide des médecins ou de l’école de leur fils.

Ce reportage de la EssonneInfo a été publié pour la première fois le 9 novembre 2022.

Ce reportage a été réalisé avec l’aide financière de la bourse d’information Meta et Canadian Press.

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