Les affiches signalant la fermeture de la cantine ont bien été jetées à la poubelle, mais les banderoles « Pecresse on a faim », elles, trônent toujours devant le lycée. Pourtant, depuis ce mercredi, la cantine du lycée Geoffroy Saint-Hilaire d’Étampes peut à nouveau servir des repas à ses demi-pensionnaires.

La cantine était fermée la première semaine de cours, faute d’effectifs suffisants. Même si elle n’a duré qu’une semaine, la fermeture de la cantine a engendré des problèmes pour les lycéens et leurs parents. « La grande majorité des élèves viennent des campagnes autour d’Etampes, ils ne peuvent donc pas rentrer chez eux pour le déjeuner. Et autour du lycée, il n’y a qu’une supérette et une boulangerie, ce qui ne suffit pas pour nourrir les 2000 élèves », explique Isabelle Lintanf, présidente du conseil des parents d’élèves (FCPE) du lycée Saint-Hilaire. Elle souligne un autre enjeu. La cantine permet de créer du lien social: « j’ai été témoin d’une scène qui m’a touchée, raconte-t-elle, un enfant mangeait seul son sandwich sous la pluie. C’est violent comment cela est arrivé ! » Pour les secondes, se retrouver à la cantine est un moyen de faire connaissance avec leurs camarades, ils étaient donc privés de ce vecteur de lien social pour leur première semaine de cours.

Les parents d'élèves ont dressé des banderoles devant le lycée Geoffroy Saint-Hilaire d'Etampes

Les parents d’élèves ont dressé des banderoles devant le lycée (JM/EI)

La pression est donc montée crescendo au lycée et au delà, avec plusieurs élus ainsi que ville d’Etampes indignés de la situation. La présidente de Région Valérie Pecresse s’est vue interpellée par les parents comme par les responsables politiques pour que la cantine revienne. La raison de la fermeture de la cantine résidait en un manque de personnels, avec 6 salariés manquant le jour de la rentrée. La Région a indiqué à l’établissement ce mardi qu’il procédait à trois embauches, et le service a pu reprendre normalement mercredi.

À l’heure actuel, le problème de cantine semble donc résolu, mais il reste encore au lycée à répondre aux dysfonctionnements en matière de sécurité des élèves et des équipes, victimes d’une intrusion au printemps dernier. Les travaux devraient commencer fin septembre.