Ils l’appellent la « Loi travail XXL », et ont d’ores-et-déjà annoncé la date d’une prochaine journée d’action, le 21 septembre prochain, veille de présentation des ordonnances réformant le Code du travail en conseil des ministres. Les syndicats de salariés CGT, FSU et Solidaires, étudiant Unef, rejoints en Ile-de-France et en Essonne par FO, comptent faire de ce 12 septembre un test. Il s’agit de savoir si entre les piquets de grève et les défilés, la mobilisation sera significative.

Ragaillardis par les termes utilisés par le président Emmanuel Macron, « fainéants, cyniques, extrêmes » pour décrire les opposants à ses réformes, les militants essonniens se joignent au cortège parisien de ce mardi après-midi. Une quinzaine de bus sont affrétés par les unions départementales, et plusieurs départs communs sont organisés là où des appels à la grève sont lancés. Mardi matin, une délégation CGT à Etampes a remis une lettre à la sous-préfète, avant de partir manifester à Paris.

A Nozay, une partie des salariés concernés par le nouveau plan social chez Nokia (ex-Alcatel Lucent) ont prévu de se faire voir dans le défilé. Dès ce mardi matin, ce sont les forains qui se sont joints à leur manière à cette journée de mobilisation. Opposés à des ordonnances du mois d’avril encadrant leurs activités, ils ont formé des barrages et organisé des opérations escargots sur les grands axes de la région et le Périphérique. Sur la N104 (Francilienne), les automobilistes se sont trouvés par centaines piégés dans des embouteillage monstres, après un blocage de l’axe au niveau de Corbeil-Essonnes en direction du 77 par plusieurs camions.

D’autres perturbations sont à noter dans les transports en commun. Deux trains sur trois circulent sur le RER C et le RER D, et un train sur deux sur le RER B avec terminus Gare du Nord. Les réseaux de bus sont aussi touchés, comme la Strav (Val d’Yerres) où plusieurs lignes sont à l’arrêt.