Premier vrai test pour le PFC ce dimanche après-midi au stade Robert Bobin de Bondoufle. Pour ses débuts à domicile après une clinquante victoire  5–1 face au FCF 91 Coeur d’Essonne lors de la première journée, les Parisiennes recevaient Marseille, prétendant à une place au podium et 4e la saison passée juste devant le PFC. Dans des conditions climatiques idéales, le PFC a fait preuve d’une belle maîtrise pour venir à bout d’une accrocheuse équipe de l’OM. Résumé :

Un PFC joueur

Le jeu penche clairement à gauche dans les premières minutes de jeu. L’association Gréboval, Declercq montre de belles choses et provoque une première très belle occasion pour les joueuses du PFC dès la 5e minute. Après une jolie combinaison, Declercq parvient à centrer pour Bourdieu, trop courte pour pouvoir ajuster la gardienne olympienne du bout du pied (0–0, 5′). Dominatrices jusque-là, les joueuses de Pascal Gouzènes vont rapidement se faire piéger en contre. Bien décalée côté droit, Asseyi lance parfaitement D’Asou dans le dos de Tounkara, l’attaquante marseillaise ne tremble pas, et ajuste tranquillement Deville pour le 1–0 (13′).

Piquées au vif, les Parisiennes réagissent immédiatement sur coup de pied arrêté, mais la tentative de Declercq passe largement au dessus du but adverse (0–1, 17′). Le Paris FC monopolise manifestement le ballon en ce début de partie, mais se heurte à l’impact physique énorme de Marseillaises surmotivées. Il faut alors attendre la 25e minutes pour revoir une nouvelle occasion franche du côté des Blanches et Noires. Mais comme Bourdieu plus tôt dans la rencontre, Jaurena ne peut ajuster du bout du pied (0–1).

Les efforts des Franciliennes vont néanmoins finir par payer quelques minutes plus tard, mise sur orbite dans la surface par Bilbault, Thiney ne manque pas son face à face et égalise malgré la bonne sortie de la gardienne olympienne (1–1, 27′). Une égalisation méritée pour Thiney et ses coéquipières, car si l’impact de l’OM pose bon nombre de problèmes aux Parisiennes, ces dernières maîtrisent pleinement le jeu. La domination s’intensifie d’ailleurs un peu plus après cette égalisation et mais la frappe en pivot de Declercq n’est toujours pas cadrée.

Le PFC en contrôle

A l’instar du premier but, le PFC manque de peu de se faire punir en pleine phase de domination, mais c’est bien sur ce score de 0–0 que les deux équipes rentrent aux vestiaires, avec un léger avantage psychologique pour un PFC entreprenant. La tendance va pourtant quelque peu s’inverser en début de seconde période, et  Marseille se montre encore un peu plus entreprenant, sans pour autant réussir à se rapprocher du but de Déville. Ironie du sort, les Olympiennes vont à l’heure tour se faire punir contre le court du jeu, et c’est Jaurena qui donne l’avantage au PFC après 49 minutes de jeu. Lancée en profondeur par Bourdieu, Thiney se joue de la gardienne marseillaise avant de centrer, la jeune milieu de terrain parisienne n’a alors plus qu’à pousser le ballon au fond des filets (2–1, 49′).

Après un léger temps faible, les joueuses de Pascal Gouzènes remettent donc peu à peu le pied sur le ballon, mais les occasions se font très rares, voire inexistante. Le PFC au moins le mérite de museler son adversaire dans un match qui a clairement baissé en intensité depuis le second but parisien. L’OM tente tout de même de réagir, lancée dans un raid solitaire après une mauvaise relance de Tounkara, Fridriksdottir décoche une belle frappe qui pousse Déville à détourner en corner (22–1, 72′). Une occasion qui va réveiller les Parisiennes, mais le centre fuyant de Makanza devant les buts est successivement raté par Thiney et Catala (2–1, 75′).

Le PFC manque d’inscrire son troisième but de la rencontre sur un magnifique jeu en pivot de Thiney dans la surface. Sa passe est un poil trop longue pour Catala qui bute sur la gardienne de l’OM (2–1, 84′). Et malgré une dernière frayeur pour le PFC en toute fin de rencontre, les joueuses de Pascal Gouzènes poursuivent leur sans faute avec une deuxième victoire en deux matchs. « On est toujours satisfaits après une victoire », lance l’entraîneur du PFC. « Je retiens l’état d’esprit du groupe, c’est très bien. On a eu la possession quasiment tout le match, même si on a manqué un peu de fraîcheur à la fin », résume-t-il soulignant notamment le bon match de sa capitaine Thiney.