L’information n’aura pas été « sous embargo » très longtemps. Malgré la volonté de l’EPA Paris-Saclay de ne pas faire trop de bruit autour de l’événement, l’inauguration du nouveau radar de Palaiseau est arrivée aux oreilles des opposants aux projets d’aménagement du Plateau. Au slogan de « Ni métro, ni expo », ils comptent profiter de la venue d’officiels pour se faire entendre, ce vendredi midi dans le secteur de Polytechnique, où se trouve le nouveau radar.

Edifié une première fois en 1990, sur la bordure est du Plateau de Saclay, ce radar de guidage est utilisé dans les procédures de régulation du trafic aérien à l’approche d’Orly. Le ‘ballon de foot’ situé à 40 mètres de haut est devenu depuis l’un des emblèmes de Palaiseau. Surplombant la vallée, il est ainsi idéalement placé par rapport aux pistes d’Orly et est devenu un outil essentiel de la Direction générale de l’aviation civile.

Son projet de déménagement et de rehaussement, annoncé en 2014, devait renforcer encore son rôle, alors que le trafic augmente depuis 10 ans sur la plateforme aéroportuaire. Construit l’an dernier, le radar est en fonctionnement depuis le printemps. Il culmine à 60 mètres de hauteur, au bout du campus de Polytechnique. La présidente de Région Valérie Pécresse, par ailleurs présidente de l’EPA, au côté de Maurice Georges, le directeur des services de la Navigation aérienne et des élus locaux procèdent ainsi ce vendredi à l’ouverture officielle du site.

Au même moment, le collectif associatif du Plateau appelle à un rassemblement de protestation face au « bétonnage effréné » du Plateau de Saclay. Depuis l’annonce du comité ExpoFrance de choisir Saclay pour le Village global de la candidature française à l’Exposition universelle 2025 (lire notre dossier – abonnés), ces militants sont remontés contre ce qu’ils appellent « des lois d’exception repoussant les limites actuelles de l’urbanisation sur le plateau ». Il comptent ainsi se rappeler à la mémoire des aménageurs. Une façon aussi de mesurer leur capacité de mobilisation en cette rentrée pour arriver à « préserver la vocation agricole » du Plateau.