C’est un petit no man’s land, situé à deux pas du site de l’hippodrome, lui aussi laissé à l’abandon depuis plusieurs années. Jusqu’à cet été, des dizaines de familles Roms s’étaient installées sur place, la majorité d’entre elles ayant inscrits leurs enfants à l’école. Les derniers occupants des lieux ont été expulsés ce mercredi matin. Avant que le site soit totalement détruit par des tractopelles.

La plupart des familles, s’attendant à devoir partir, ont pris les devants et se sont éparpillées. Quelques unes ont été prises en charge par les services de l’Etat avec le 115, avec quelques nuitées d’hôtel dans l’Essonne ou d’autres secteurs de la région parisienne à la clé. Une décision de la mairie de Bondoufle, validée par la préfecture, que contestent les bénévoles associatifs de l’ASEFRR présents sur place.

Ils entendent ainsi protester contre l’arrêt de fait de leur travail d’accompagnement vers l’emploi et la scolarisation effectué sur place depuis plus de 2 ans. D’autres bidonvilles du département, sous le coup d’arrêtés, pourraient aussi être évacués dans les prochaines semaines, avant la date de la trêve hivernale.