Voici le message qui a déchaîné les internautes. Quelques heures seulement après l’attaque à la voiture-bélier faisant au moins 13 morts et plus de 100 blessés dans les rues de Barcelone, Thomas Zlowodski, élu d’opposition à la maire de Sainte-Geneviève-des-Bois, s’en fendu d’un tweet très peu apprécié par les internautes. Celui-ci n’a mis que très peu de temps avant de susciter de vives réactions. Plus de 1000 réponses, notamment parsemées, d’insultes ont été adressées à l’encontre de l’élu du parti « Sens commun », visiblement fidèle de François Fillon. Tweeté dans la soirée par le journaliste du Quotidien, Hugo Clément, le message a été partagé plus de 7000 fois, recueillant à son tour de multiples messages d’indignation.

Attaqué de part et d’autre, Thomas Zlowodski a d’abord tenté de se justifier via ce même réseau social, sans réellement parvenir à rétablir la situation en sa faveur. « … je précise que je visais les messages creux de compassion venant de France. Il y a des mesures contre le fondamentalisme que François Fillon proposait, et qui n’ont pas été prises par Macron. Si elles avaient été prises, le risque d’attentat aurait baissé. Bien sûr que le risque zéro n’existe pas », s’explique-t-il notamment. De longues heures après, et quelques heures après une nouvelle attaque à 120 km au sud de Barcelone, faisant 6 blessés, l’élu a de nouveau tenté de se justifier, cette fois, via un communiqué. « Ma manière à moi de faire honneur aux morts de Barcelone, c’est d’agir. Et de demander à nos politiques de prendre des mesures plus ambitieuses, au niveau français et au niveau européen. Depuis son élection, j’estime qu’Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur de la lutte contre le totalitarisme islamique », lâche-t-il entre autre, tout en faisant l’éloge de « Vaincre le totalitarisme islamique », le livre contre le terrorisme publié par François Fillon. Et si son message avait pour but de tacler l’actuel président français, celui-ci risque clairement d’écorner sa propre image. Il aura au moins eu le mérite de voler la vedette quelques heures à un certain Nicolas Dupont-Aignan qui  préfère quant à lui tweeter « Cela montre à quel point la baisse du budget de la défense en France est une folie, tout comme la levée de l’état d’urgence », bien avant d’apporter son soutien aux espagnols.