« Qualifications non requises en matière d’encadrement ou de surveillance de natation », « normes d’hygiène et de sécurité applicables aux piscines non respectées » ainsi qu’une « obligation de déclarer les personnes d’encadrement non conforme ». Voici une partie des reproches faits par la préfecture de l’Essonne et la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) à la commune de Janvry. En effet, chaque été depuis près de quinze ans, la petite commune nichée entre Limours et Les Ulis met en place son célèbre Bar de la plage. Dans la cour de la ferme, propriété de la commune où se tient aussi chaque année le marché de Noël, transats, sable fin, terrasse et piscine gonflable sont mis à disposition jusqu’au soir, pour le plus grand bonheur des familles et personnes âgées de début juillet à fin août.

Or cette année, après un contrôle de la DDCS, la préfecture a choisi de fermer de manière temporaire par arrêté préfectoral la piscine pour « plusieurs manquements » à la règlementation en vigueur en matière de baignade aménagée. C’est finalement ce jeudi 10 août, que la piscine du Bar de la plage a fermé ses portes au public. Incrédule face à la décision de la préfecture, le maire de la commune Christian Schoettl a pris cette décision afin « de ne pas handicaper notre dossier » a-t-il commenté sur les réseaux sociaux. « Nous déposons sous 24 heures un référé suspensif contre l’arrêté préfectoral, ce qui nous conduit normalement à une réponse du tribunal le 21 août  », poursuit l’intéressé. Une décision qui ne fut pas simple à prendre pour l’édile janvryssois. « C’est pour moi une grande colère, mais surtout une formidable déception, car après 28 ans de travail en commun avec les services de l’Etat, de constater combien le bon sens et l’intérêt du citoyen n’existent pas à leurs yeux, et que seul le règlement qu’ils ont choisi de décider d’appliquer est le bon et tant pis s’ils se trompent. En fait nous n’avons pas les mêmes enjeux, eux c’est le principe de précaution poussé à l’absurde, et nous c’est le bonheur de vivre de nos concitoyens », s’est-il emporté. Le bar de la plage reste quant à lui accessible au public.