En juin 2012, on connaîtra le lieu choisi par la fédération française de Rugby pour accueillir le futur grand stade national. La rédaction d’Essonne Info a interrogé Michel Pouzol, vice-président du département aux sports, au sujet des trois candidatures essonniennes pour l’accueil de ce futur stade.

L’équivalent du Stade de France, pour le rugby, sera-t-il construit en Essonne ?

Elles sont trois candidatures, et le Conseil général, réuni lundi, a choisi de les soutenir collectivement. Après l’installation du centre national du rugby à Marcoussis, l’Essonne pourrait être choisi l’année prochaine, pour être le lieu qui verra se dresser l’équivalent du Stade de France à St-Denis pour la coupe du monde de football de 1998.

Massy, qui est dotée de sa gare TGV et de son club, le RCME qui a frôlé la semaine dernière la montée en pro D2, est dans les rangs, tout comme le site de l’ancien hippodrome de Bondoufle-Ris-Orangis, qui offre de bonnes infrastructures routières. Enfin, la base aérienne de Brétigny, qui commence à libérer les lieux à partir de l’année prochaine, offre sur le territoire du Plesssi-Paté énormément de place pour accueillir le futur grand stade.

Essonne Info : Peut-on dire que l’Essonne est une « terre de rugby » ?

Michel Pouzol : Sans aucun doute. Au premier chef parce que c’est ici que la Fédération nationale a décidé d’installer son Centre National (à Marcoussis) et depuis peu son siège. Ensuite parce qu’avec plus de 5000 licenciés le rugby est un des sports les plus pratiqué de notre département. Mais aussi parce que les clubs essonniens multiplient les bonnes performances à tous les niveaux de compétition et notamment en ce qui concerne les équipes jeunes. Et au premier rang de ces clubs il faut citer le RCME qui a formé un grand nombre d’internationaux et de joueurs du Top 14… Clubs performants, formation reconnue, haut niveau, véritablement engouement public, développement du rugby des quartiers et du rugby féminin, oui tout est là pour faire de l’Essonne une véritable terre de rugby. En 2014 la Coupe du monde féminine de Rugby sera accueillie en France, pourquoi pas en Essonne qui a déjà accueilli la Coupe du monde des moins de 19 ans ?

Essonne Info : Le Conseil général vient de voter une motion pour accueillir le prochain grand stade en Essonne, en vue de 2017. Avez vous une préférence pour l’un des trois projets ?

Michel Pouzol : Les trois sites offrent de belles opportunités et répondent tout ou en partie au cahier des charges de la FFR. Le but n’est pas de les opposer, mais de les soutenir. C’est la Fédération de Rugby qui prendra la décision de retenir 2 ou 3 sites sur la dizaine qui se sont portés candidats, mais une chose est certaine : les trois sites de l’Essonne sont exceptionnels et possèdent tous les atouts pour accueillir le Grand stade. Et le Conseil général, son Président, son Vice-président chargé des sports et l’ensemble des groupes politiques sont d’accord sur une chose : l’Essonne a tous les atouts pour réussir ce pari. Alors que le meilleur gagne. Je serai à 200 % derrière le ou les sites essonniens retenus.

Essonne Info : Quelles seront les retombées économiques ?

Michel Pouzol : Difficile de répondre avec exactitude aujourd’hui, mais si on se réfère à l’impact du Stade de France sur Saint-Denis, le département de la Seine-Saint-Denis, voire le nord de Paris, on peut dire sans se tromper qu’elles seront gigantesques. D’abords parce que l’investissement pour le stade seul est estimé à 650 millions d’euros, mais aussi par qu’il induit directement et indirectement de forts investissements et l’implantation de nombreuses activités annexes. C’est d’ailleurs un des volets du projet de la FFR : voire plus loin que le projet stricto census de stade pour créer un véritable pôle de développement économique et social de dimension nationale voire internationale… C’est réellement un enjeux majeur pour l’ensemble de l’Essonne et des essonniens !

Essonne Info : Vous qui êtes un passionné de Rugby, que pouvez-vous dire du parcours de Massy en Fédérale 1 cette année ?

Michel Pouzol : Je serai tenté de résumer cette saison à ses12 longues dernières minutes bien entendu : les douze incompréhensibles minutes d’arrêt de jeu accordées à Périgueux sur son terrain lors du match retour de la demi-finale. 12 minutes dont 10 secondes qui font la différence entre une montée en ProD2 et une immense frustration… Mais avec un peu de recul, on peut dire que le parcours de Massy cette année a été exceptionnel : durant la saison régulière tout d’abord, puis durant les phases finales avec un véritable parcours du combattant : Lannemezan, terre traditionnelle de rugby, Limoges et son effectif professionnel et pour finir une victoire sur la pelouse de Périgueux… Excusez du peu… Je retiens aussi la fréquentation en hausse, un collectif solide et solidaire tourné vers le beau jeu (merci notamment à Jeff Dubois pour ses choix sans concession) et un potentiel énorme pour l’année prochaine… En début de saison nous aurions sans doute été peu nombreux à parier sur une telle saison du RCME, mais en conservant la plupart des joueurs cadres et en se renforçant sur quelques postes, l’objectif du RCME l’an prochain doit être clair dès le premier match : viser la montée en ProD2… Et comme le E de RCME signifie Essonne, je suis certain que tout le département sera derrière eux. Comme le sera le Conseil Général et son Président !