Peu avant quinze heures ce samedi 3 juin, des dizaines de personnes affluent vers le conservatoire de Yerres. Pancartes en main avec des slogans évocateurs, ces derniers se surnomment les « idiots utiles ». « Enfin, c’est plutôt notre député-maire qui nous a surnommés ainsi », lancent certains membres de ce rassemblement qui se veut être citoyen. Même un mois après les paroles de Nicolas Dupont-Aignan concernant son soutien à Marine Le Pen dans le cadre du second tour de l’élection présidentielle, la tension ne semble pas retombée pour autant.

Peu après quinze heures ce coup-ci, la place se garnit encore de quelques personnes. En tout, près de 200 personnes ont répondu au rendez-vous. « Les électeurs de NDA qui se sentent trompés et les révoltés de la circo sont tous là réunis devant la maison commune pour y rappeler les valeurs de la République », scande alors au micro l’une des instigatrices du mouvement. « C’est la fierté de ses habitants : crier colère quand le Front national met un pied au village », poursuit cette dernière sur cette place à deux pas du centre-ville, rebaptisée l’espace d’un après-midi « Place de la Honte » ou encore « Palce du volte-face ».

Près de 200 personnes étaient présentes (JL/EI)

Près de 200 personnes étaient présentes (JL/EI)

Un mois après les premiers rassemblements, la colère et l’indignation n’ont pas disparu chez ces personnes. « Il est vrai que nous sommes moins nombreux qu’au début du mois de mai, mais aujourd’hui on peut voir que nous sommes plus nombreux que les soutiens de Nicolas Dupont-Aignan », lâche Franck, l’un des « Idiots utiles ». Car oui, quelques mètres plus loin, un autre rassemblement se tenait. Un rassemblement de militants proches de Nicolas Dupont-Aignan. Quelques-uns d’entre eux sont d’ailleurs venus à plusieurs reprises se mêler aux « idiots utiles », et certains ont même été jusqu’à la provocation en arrachant certaines banderoles. « On fait un délit d’opinion à M.Dupont-Aignan, c’est inacceptable », lance alors un proche du député sortant.

Après avoir entonné le chant des partisans, le mouvement s’est dissipé. Mais une chose est sûre : « Si NDA passe au second tour des législatives, nous reviendrons manifester », assurent quelques personnes.

Nos articles sur la 8e circo