Instant émotion sur le nouveau parquet du Centre Omnisports Pierre de Coubertin de Massy ce mardi soir. Si le MEHB a de bonnes chances, au regard du résultat, de rejouer dans son antre la semaine prochaine, l’heure était tout de même aux remerciements et aux adieux à l’issue de cette rencontre face à Istres. Des personnes emblématiques du club feront leurs bagages dès la saison terminée, au revoir Mathias Dumoulin (après 13 années) ou autre Benjamin Braux (6 ans). Pärt, Conta, Steins ou encore Pedersen s’envolent eux aussi vers d’autres horizons, sans oublier les départs du speaker et du kiné du club. Mais avant de quitter le club, tous ont une mission : mener le MEHB le plus haut possible en cette fin de saison. La première étape a été passée avec brio.

Les partants sont récompensés par le MEHB (GD/EI).

Les partants sont récompensés par le MEHB (GD/EI).

Pressants d’entrée de partie, les Massicois prennent rapidement l’avantage dès les premières secondes grâce à l’inévitable Steins. Laplace l’imite dans la foulée, alors que Perisic enchaîne déjà les parades. Nous tenons alors là, les trois hommes providentiels de cette partie. Si Cismondo parvient à réduire l’écart pour les visiteurs (2–1, 3’45), Perisic s’empresse d’écœurer ses adversaires. Steins, de l’autre côté du parquet, envoie Dumoulin sur orbite grâce à une passe laser dans le dos de la défense istréenne (3–1, 6’53). Mais après un début de partie tonitruant, le MEHB va quelque peu baisser le pied.

Istres en profite. Les échecs de Réault et Caron permettent même à Capella de donner l’avantage pour la première fois de la partie à son équipe (4–5, 11′). C’était sans compter sur la précision de Laplace, qui après près de 5 minutes de disette, relance la machine du MEHB (5–6, 13’45). En réussite depuis le début de la rencontre, Perisic se montre lui aussi de nouveau décisif. Le match est désormais très équilibré entre les deux équipes, et la tension fait son apparition sur le parquet. Istres est pénalisé, 2 minutes pour Cismondo, et Massy ne loupe pas l’occasion d’en profiter. « On a bien exploité leurs 2 minutes », lancera même Benjamin Braux à l’issue de la rencontre. Cramoisy (12–9, 22’10) puis Pedersen (13–9, 24’54) donnent 4 buts d’avance au MEHB, après une nouvelle parade impressionnante de Perisic, tel un gardien de football. « On a pas pris beaucoup de buts. C’est un plaisir pour moi. J’ai de grosses statistiques ces deux derniers mois (élu joueur du mois d’avril), j’espère que ce n’était pas mon dernier match ici », lâchera l’intéressé en fin de match.

Steins, Laplace et Perisic au sommet

Le dernier rempart massicois a la baraka, même son poteau se met à lui sourire. Malgré la réaction istréenne par l’intermédiaire de Jonsson (14–10, 27’17), c’est bien Massy qui rentre aux vestiaires avec un avantage de 5 buts (15–10, MT). Le début du second acte est pesant, Istres tente petit à petit de grappiller son retard, mais Laplace (7/8) (17–12, 33’40 ; 18–14 34’52), bien aidé par Steins (19–15, 37′), est toujours là pour calmer les ardeurs des sudistes et de Boschi, fer de lance des visiteurs en ce début de seconde période. Après 15 minutes de léger flottement, Steins (8/9) prend le relais de son coéquipier pour donner jusqu’à 7 buts d’avance aux Massicois, face à des Istréens toujours plus nerveux (24–17, 48′).

A 12 minutes du terme, le MEHB semble avoir fait le plus dur, mais la maladresse offensive des joueurs de Benjamin Braux, combinée à la réussite de Claire à 7m (3/5) va quelque peu relancer les débats. Heureusement, les gardiens massicois sont dans un grand jour. Si Perisic fait encore des siennes pour empêcher Istres de recoller, le tournant de la partie est peut-être à mettre au crédit de Gauthier. Entré spécialement pour un énième jet de 7m de Claire, le gardien suppléant de Perisic sort une parade décisive, empêchant Istres de revenir à 3 petits buts à 4 minutes du buzzer final (24–20, 56’06).

D’un lob somptueux, Pirani redonne alors de l’air au MEHB (26–20, 57′), qui s’impose finalement 26–21, après la réduction du score de Daoud dans les dernières secondes (26–21, 59’40). « C’était un match à enjeux, on savait qu’il fallait mettre beaucoup d’intensité, et on l’a mise », se réjouit le coach massicois, la tension et l’émotion omniprésentes sur son visage. « On a jamais atteint un tel niveau de jeu. Maintenant il va falloir se requinquer et aller à Istres pour gagner », ajoute-t-il, avant de se montrer confiant pour la suite. « Il y a beaucoup d’émotions, je leur suis redevable. Mais… je me dis que je vais revenir ». Comprendra qui pourra. Rendez-vous ce vendredi 26 à Istres pour le second acte.

Le match à revivre ici.